Bruxelles ne voit pas de reprise franche en zone euro avant 2014

mercredi 7 novembre 2012 14h34
 

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a dévoilé mercredi des prévisions de croissance plus pessimistes que celles des principaux pays de la zone euro, en ne laissant pas entrevoir de reprise franche avant 2014.

Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro devrait se contracter de 0,4% cette année, soit d'un dixième de point de plus que prévu au printemps, et il ne progresserait que de 0,1% en 2013 avant une reprise plus nette en 2014 avec une croissance attendue de 1,4%.

La CE a expliqué la révision en baisse des prévisions de cette année par la crise de la dette souveraine qui a pesé sur l'activité économique au premier semestre. "A court terme, les conditions demeurent fragiles pour l'économie de l'UE, mais 2013 devrait voir un retour progressif de la croissance, croissance qui devrait se renforcer en 2014", souligne-t-elle.

La croissance très modeste de 2013 serait tirée par les exportations nettes, tandis que la demande intérieure resterait atone pour ne se raffermir qu'en 2014.

La consommation "reste bridée par le désendettement en cours dans certains Etats membres et par la réallocation des ressources entre les secteurs. Ce processus aurait des répercussions sur le marché du travail", reconnaît l'exécutif européen, qui s'attend à voir le taux de chômage culminer à 12% dans la zone euro en 2013, "avec des variations importantes au sein des Etats membres".

L'assainissement budgétaire porterait toutefois ses fruits puisque les déficits publics baisseraient à 3,3% dans la zone euro cette année, contre 4,1% en 2011, puis à 2,6% en 2013 et 2,5% en 2014.

"L'Europe traverse une période difficile de rééquilibrage macroéconomique qui va encore durer un certain temps", a déclaré Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, cité dans le communiqué de la CE.

"L'Europe doit continuer à combiner des politiques budgétaires saines et des réformes structurelles afin de créer les conditions qui permettront une croissance durable, capable de faire baisser le chômage, dont le niveau actuel, trop élevé, est inacceptable".   Suite...

 
<p>LES PR&Eacute;VISIONS DE CROISSANCE DE BRUXELLES</p>