Bruxelles moins optimiste que la France pour 2013

mercredi 7 novembre 2012 18h02
 

PARIS (Reuters) - L'économie française devrait connaître une reprise très faible en 2013 après sa quasi-stagnation de 2012, selon la Commission européenne, qui prévoit que sa croissance ne devrait pas dépasser 0,4% l'an prochain.

L'exécutif européen, qui a salué le pacte de compétitivité présenté par Paris, retient en conséquence dans ses prévisions d'automne publiées mercredi des déficits publics à 3,5% du produit intérieur brut à fin 2013, soit plus que l'objectif de 3,0% affiché et maintes fois confirmé par le gouvernement.

Celui-ci a bâti son budget 2013 sur la base d'une prévision de croissance de 0,8% du PIB.

Le ministre du Travail Michel Sapin a déclaré mercredi à Reuters que le gouvernement maintenait ses hypothèses, partant de l'idée que la crise de la zone euro se résoudra dès 2013, plus tôt que ce qui est anticipé par la Commission.

"Donc, le gouvernement a raison aujourd'hui de travailler autour des hypothèses qui sont les siennes", a-t-il dit en ajoutant que l'exécutif européen n'avait pas encore pu prendre en compte le pacte de compétitivité de 20 milliards d'euros présenté mardi par Jean-Marc Ayrault.

Olli Rehn, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, a confirmé lors d'une conférence de presse qu'il attendait d'en connaître les détails de ce plan, dont il a salué les mesures, pour estimer son impact.

La Commission se situe exactement sur la même ligne que le Fonds monétaire international, qui lui aussi anticipe pour la France l'an prochain une croissance de 0,4% et des déficits publics à 3,5% du PIB.

Le dernier consensus des économistes établi par Reuters, en octobre, tablait pour sa part sur une croissance de 0,3% et des déficits publics eux aussi à 3,5%.

Les économistes de la Commission voient par ailleurs l'endettement public à 92,7% de la richesse nationale fin 2013 là où le gouvernement français n'anticipe que 91,3%.   Suite...