Barack Obama reste confronté aux mêmes difficultés économiques

mercredi 7 novembre 2012 08h36
 

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - En le réélisant mardi, les Américains semblent avoir accordé à Barack Obama le bénéfice du doute en matière économique, mais le président réélu ne semble pas avoir de recettes supplémentaires à leur proposer pour vaincre le chômage et favoriser la croissance.

Toute la campagne du locataire de la Maison blanche a été handicapée par la frustration des électeurs face à la lenteur de la reprise et à la montée apparemment inexorable de la dette publique.

Aujourd'hui, la meilleure méthode pour donner un coup de fouet à l'activité économique semble être de lever l'hypothèque du "mur budgétaire", ces quelque 600 milliards de dollars (466 milliards d'euros) de hausses d'impôts et de coupes dans les dépenses qui menacent de s'appliquer début 2013 et pèsent déjà sur les décisions d'investissement des entreprises.

Et la manière la plus efficace d'y parvenir est de conclure un accord d'assainissement budgétaire à long terme, une gageure au vu des divisions persistantes au Congrès.

"Obama va devoir régler un certain nombre de ces problèmes budgétaires pour remettre rapidement l'économie en mouvement", explique Mark Zandi, chef économiste de Moody's Analytics. "S'il n'y arrive pas, nous serons coincés."

Dans son premier discours après l'annonce de sa victoire mardi soir, le président s'est engagé à coopérer avec l'opposition républicaine pour réduire le déficit.

La première économie du monde n'est pas parvenue à renouer avec une croissance soutenue depuis qu'elle est sortie de la récession de 2007-2009.

Le produit intérieur brut (PIB) américain a crû en moyenne de 2,1% ces deux dernières années mais les Etats-Unis n'ont regagné que 4,5 des 8,7 millions d'emplois perdus pendant la crise. Environ 23 millions d'Américains restent sans emploi ou sous-employés, un grand nombre d'entre eux étant contraints de se contenter d'un travail à temps partiel. Une situation qui risque de perdurer au vu des cicatrices profondes laissées par la récession et de la faiblesse persistante de la croissance.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident r&eacute;&eacute;lu Barack Obama ne semble pas avoir de recettes suppl&eacute;mentaires &agrave; proposer aux Am&eacute;ricains pour vaincre le ch&ocirc;mage et favoriser la croissance. Pour donner un coup de fouet &agrave; l'activit&eacute;, il doit lever l'hypoth&egrave;que du "mur budg&eacute;taire", ces quelque 600 milliards de dollars de hausses d'imp&ocirc;ts et de coupes dans les d&eacute;penses qui menacent de s'appliquer d&eacute;but 2013 et p&egrave;sent d&eacute;j&agrave; sur les d&eacute;cisions d'investissement des entreprises. /Photo prise le 7 novembre 2012/REUTERS/Jason Reed</p>