Le luxe, l'Asie, l'Europe ont freiné le 3e trimestre de l'Oréal

mardi 6 novembre 2012 20h26
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - L'Oréal a vu sa croissance organique encore décélérer au troisième trimestre, sous le coup d'un fort ralentissement dans les produits de luxe, d'un tassement de la croissance en Asie et d'un recul en Europe de l'Ouest touchée par la crise.

Le chiffre d'affaires du numéro un mondial des cosmétiques, propriétaire de L'Oréal Paris, Garnier, Lancôme ou encore Yves Saint Laurent Beauté, a progressé de 11,8% en données publiées sur la période, pour atteindre 5,52 milliards d'euros.

Mais sa croissance organique a encore fléchi, ressortant à 4,6%, après 5,7% au deuxième trimestre et 6,4% du premier.

Dans les produits de luxe (Lancôme, Yves Saint Laurent, Armani, Kiehl's), la croissance organique a nettement reculé, à 6,6%, après une hausse de 10,4% au premier semestre, affectée par un ralentissement en Asie et dans les réseaux de "travel retail" (ventes aux voyageurs).

Lancôme, la marque phare de la division, a fait mieux, avec une progression supérieure à 10%, tandis que YSL a fait moins bien (aux environs de 5%) et qu'Armani est resté stable.

La cadence est en revanche restée solide dans les produits grand public (L'Oréal Paris, Maybelline, Garnier) avec une progression de 4,9% (contre 4,7%).

Dans les produits professionnels (destinés aux salons de coiffure), marché peu porteur qui peine à retrouver une dynamique positive, les ventes de L'Oréal se sont nettement dégradées (+0,1% après une hausse de 2,9% du premier semestre).

Les ventes du groupe sont à nouveau tombées dans le rouge (-0,6%) en Europe de l'Ouest, où les mesures d'austérité liées à la crise de la dette pèsent sur les dépenses de consommation, principalement en Europe du Sud, en Grèce, en Espagne et en Italie.   Suite...

 
<p>L'Or&eacute;al a vu sa croissance organique nettement d&eacute;c&eacute;l&eacute;rer au troisi&egrave;me trimestre, sous le coup d'un fort ralentissement de la dynamique des produits de luxe, d'un tassement de la croissance en Asie et d'un recul en Europe de l'Ouest confront&eacute;e &agrave; la crise. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>