Nissan réduit ses prévisions annuelles

mardi 6 novembre 2012 09h54
 

par Yoko Kubota

YOKOHAMA, Japon (Reuters) - Nissan Motor a réduit mardi de 20% sa prévision de bénéfice net annuel, à 320 milliards de yens (3,12 milliards d'euros), pour tenir compte du plongeon de ses ventes en Chine en septembre et octobre sur fond de différend territorial entre Pékin et Tokyo.

La demande chinoise pour les voitures japonaises a été pratiquement divisée par deux ces derniers mois en raison des tensions liées à un chapelet d'îlots situé en mer de Chine méridionale, appelé Diaoyu par la Chine et Senkaku par les Japonais, qui ont réveillé un profond sentiment anti-japonais dans l'ex-Empire du milieu.

Nissan est le constructeur automobile nippon le plus exposé au marché chinois, qui représente à lui seul 27% de ses ventes en volumes.

Le groupe a précisé que les ventes de sa coentreprise chinoise avaient baissé de 41% en octobre par rapport au même mois de 2011, à 64.300 véhicules.

Vingt-cinq analystes interrogés par Thomson Reuters I/B/E/S tablaient sur une prévision de 378 milliards de yens pour l'exercice clos fin mars 2013.

Sur le trimestre juillet-septembre, le deuxième de l'exercice en cours, le bénéfice net du constructeur automobile japonais a progressé de 7,7% à 106 milliards de yens, en dépit de ventes inférieures aux prévisions aux Etats-Unis et en Europe. Le consensus, établi d'après les estimations de sept analystes, était de 91,4 milliards.

Nissan, détenu à 43,4% par Renault, a ramené sa prévision de ventes en Chine sur l'exercice à fin mars à 1,175 million de véhicules, contre 1,35 million jusqu'à présent. Il a en outre réduit sa prévision de ventes mondiales à 5,08 millions de véhicules au lieu de 5,35 millions, et revu sa prévision de production à 5,11 millions d'unités contre 5,38 millions.

DES DIFFICULTÉS AUSSI AUX USA   Suite...

 
<p>Toshiyuki Shiga, directeur g&eacute;n&eacute;ral adjoint de Nissan. Le constructeur automobile nippon r&eacute;duit de 20% sa pr&eacute;vision de b&eacute;n&eacute;fice net annuel, &agrave; 320 milliards de yens (3,12 milliards d'euros), pour tenir compte du plongeon de ses ventes en Chine en septembre et octobre sur fond de diff&eacute;rend territorial entre P&eacute;kin et Tokyo. /Photo prise le 6 novembre 2012/REUTERS/Yuriko Nakao</p>