Le ralentissement en Europe pèse sur l'activité d'Adecco

mardi 6 novembre 2012 08h07
 

ZURICH (Reuters) - Le numéro un mondial du travail temporaire Adecco a fait état mardi d'une nouvelle baisse de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, conséquence du ralentissement économique en Europe.

Le groupe suisse, concurrent du néerlandais Randstad et de l'américain Manpower, a annoncé une baisse moindre qu'attendu de son bénéfice net au troisième trimestre, à 118 millions d'euros.

Les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un bénéfice en baisse d'un quart, à 109 millions d'euros.

A taux de change constants, le chiffre d'affaires a diminué de 5% à 5,279 milliards d'euros, la croissance aux Etats-Unis n'ayant que partiellement compensé le recul observé en Europe.

Au deuxième trimestre, le CA s'était déjà tassé de 4%.

Le groupe a en outre fait état d'une poursuite de la tendance à la baisse au début du quatrième trimestre.

Le taux de chômage dans la zone euro a atteint en septembre un niveau record de 11,6% et l'activité manufacturière s'est contractée en octobre pour le 15e mois consécutif.

En France, son principal marché, Adecco a fait état d'une baisse de 16% de son chiffre d'affaires. L'activité a aussi baissé en Italie et dans la région ibérique mais le groupe évoque une stabilisation du rythme de baisse.

Le chiffre d'affaires a en revanche augmenté de 9% au Royaume-Uni et en Irlande, soutenu par les Jeux olympiques de Londres pour lesquels Adecco a fourni du personnel.

Dans son communiqué de résultats, Adecco confirme son objectif à moyen terme d'une marge opérationnelle de plus de 5,5%. Celle-ci a atteint 4,4% au troisième trimestre, contre 3,7% les trois mois précédents.

Caroline Copley, Nicolas Delame pour le service français, édité par Véronique Tison

 
<p>Le num&eacute;ro un mondial du travail temporaire Adecco fait &eacute;tat d'une nouvelle baisse de son chiffre d'affaires au troisi&egrave;me trimestre, cons&eacute;quence du ralentissement &eacute;conomique en Europe. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann</p>