BNP veut faire contribuer son assurance au financement des PME

lundi 5 novembre 2012 20h52
 

PARIS (Reuters) - BNP Paribas a annoncé lundi le lancement d'une nouvelle offre de financements à destination des PME via Cardif, sa filiale d'assurance, en vue de rester active sur un segment au sein duquel le métier traditionnel d'intermédiation devient plus difficile.

Le renforcement des règles prudentielles de Bâle III rend les prêts aux petites et moyennes entreprises plus chers à conserver sur les bilans des banques, une tendance qui a amené plusieurs rivales de la BNP comme Crédit agricole à proposer des solutions de financements analogues aux côtés d'Axa.

Cardif, qui gérait 151 milliards d'euros d'actifs en 2011, va consacrer 280 millions d'euros pour accorder des crédits à des entreprises basées en France via un fonds commun de placement (FCP) dédié.

D'autres fonds de ce type pourraient être lancés ultérieurement en Europe en cas de succès.

"Nous devons nous adapter à la nouvelle réglementation, la 'désintermédiation' est probablement un mouvement structurel", a dit à Reuters Christian Dargnat, le directeur général de BNP Paribas Asset Management.

Les entreprises en France se financent essentiellement par le crédit bancaire au détriment des obligations alors que la tendance est inverse aux Etats-Unis.

Société générale a annoncé le 29 octobre la réorganisation de son offre de financements à l'intention des PME par le biais d'un accord de coopération entre Société Générale Mid Cap Investment Banking et Gilbert Dupont, le courtier de sa filiale Crédit du Nord.

La banque d'affaires Rothschild travaille de son côté au montage d'un fonds dédié aux PME européennes dont le montant devrait atteindre 400 à 500 millions d'euros.

Matthias Blamont, Lionel Laurent, édité par Benoît Van Overstraeten

 
<p>BNP Paribas a annonc&eacute; lundi le lancement d'une nouvelle offre de financements &agrave; destination des PME via Cardif, sa filiale d'assurance, en vue de rester active sur un segment au sein duquel le m&eacute;tier traditionnel d'interm&eacute;diation devient plus difficile. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon</p>