Le nouveau plan d'austérité grec devant le Parlement

lundi 5 novembre 2012 20h01
 

par George Georgiopoulos et Michael Winfrey

ATHÈNES (Reuters) - Le gouvernement grec a soumis ce lundi au Parlement son nouveau plan d'austérité de 13,5 milliards d'euros, un ensemble de mesures de baisse des dépenses, de hausse des impôts et d'assouplissements du marché du travail qui met à l'épreuve la coalition au pouvoir et suscite la colère d'une partie de la population.

L'adoption de ce plan d'austérité, porté par le Premier ministre, Antonis Samaras et celle du budget 2013 sont cruciales pour la Grèce afin de débloquer une tranche d'aide de 31,5 milliards provenant du plan de sauvetage accordé en mai par le Fonds monétaire international et l'Union européenne.

En dépit du mécontentement populaire, le plan d'austérité devrait être adopté mercredi à une courte majorité. Juste après le plan d'austérité, les députés examineront le projet de budget 2013, sur lequel ils pourraient se prononcer dimanche.

"Ce seront les dernières coupes dans les salaires et les retraites", a promis Antonis Samaras dans un discours prononcé au Parlement.

"Nous avons promis d'éviter au pays de devoir sortir de l'euro et c'est ce que nous sommes en train de faire. Nous avons donné une priorité à cet objectif parce que si nous ne parvenons pas à faire cela, tout le reste sera sans intérêt."

Faute d'une nouvelle tranche d'aide, la Grèce ne sera pas en mesure d'honorer une échéance de 5 milliards d'euros d'emprunts arrivant à maturité le 16 novembre.

L'essentiel de la tranche attendue devra permettre de recapitaliser le secteur bancaire grec et de relancer le crédit, une étape présentée comme indispensable au redémarrage de l'économie.

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<p>Le gouvernement grec a soumis ce lundi au Parlement son nouveau plan d'aust&eacute;rit&eacute; de 13,5 milliards d'euros, un ensemble de mesures de baisse des d&eacute;penses, de hausse des imp&ocirc;ts et d'assouplissements du march&eacute; du travail qui met &agrave; l'&eacute;preuve la coalition au pouvoir et suscite la col&egrave;re d'une partie de la population. /Photo d'archives/REUTERS/John Kolesidis</p>