Le nouveau plan d'austérité en Grèce à l'épreuve du parlement

lundi 5 novembre 2012 12h29
 

par George Georgiopoulos et Michael Winfrey

ATHÈNES (Reuters) - Le gouvernement grec soumet ce lundi au Parlement son nouveau plan d'austérité de 13,5 milliards d'euros, un ensemble de mesures de baisse des dépenses, de hausse des impôts et d'assouplissements du marché du travail qui met à l'épreuve la coalition au pouvoir et suscite la colère d'une partie de la population.

L'adoption de ce plan d'austérité, porté par le premier ministre, Antonis Samaras, et celle du budget 2013 sont cruciales pour la Grèce afin de débloquer une tranche d'aide de 31,5 milliards provenant du plan de sauvetage accordé en mai par le Fonds monétaire international et l'Union européenne.

"Il s'agit des dernières baisses des salaires et des retraites", a déclaré Antonis Samaras dans un discours prononcé dimanche devant des membres de son parti, Nouvelle Démocratie.

"Nous avons promis d'éviter la sortie de l'euro du pays et c'est ce que nous faisons. Nous en avons fait une priorité absolue car si nous n'y arrivons pas, tout le reste sera insignifiant."

Juste après le plan d'austérité, les députés examineront le projet de budget 2013, sur lequel ils pourraient se prononcer dimanche.

Les puissants syndicats du public et du privé appellent à une grève générale de 48 heures à partir de mardi matin pour protester contre ces réformes et ils prévoient une grande manifestation dans les rue d'Athènes.

Des arrêts de travail sont notamment prévus dans la presse, la santé, les transports publics et la distribution.

Les syndicats estiment que les mesures prévues ne feront qu'aggraver une récession qui a amputé de 20% le produit intérieur brut (PIB) du pays depuis le début de la crise et porté le taux de chômage à 25%.   Suite...

 
<p>Le gouvernement grec soumet ce lundi au Parlement son nouveau plan d'aust&eacute;rit&eacute; de 13,5 milliards d'euros, un ensemble de mesures de baisse des d&eacute;penses, de hausse des imp&ocirc;ts et d'assouplissements du march&eacute; du travail qui met &agrave; l'&eacute;preuve la coalition au pouvoir et suscite la col&egrave;re d'une partie de la population. /Photo d'archives/REUTERS/John Kolesidis</p>