Wall Street craint plus le "mur budgétaire" que l'élection

dimanche 4 novembre 2012 16h46
 

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Obama ou Romney, Romney ou Obama: Wall Street fait assez peu de cas de l'élection présidentielle de mardi et s'inquiète surtout du "mur budgétaire" qui menace de faire dérailler la reprise américaine si la Maison blanche et le Congrès ne parviennent pas à s'entendre lors de la prochaine législature.

Du point de vue de la Bourse américaine, l'occupant de la Maison blanche lors des quatre prochaines années, quel qu'il soit, aura du mal à faire aussi bien que Barack Obama. L'indice Standard & Poor's 500 Index a en effet gagné 66% depuis l'investiture du président démocrate en janvier 2009, une performance difficile à égaler mais qui tient surtout au calendrier puisque le S&P avait touché son plus bas en mars 2009, quand l'économie était en récession.

Les enquêtes d'opinion laissent prévoir un scrutin serré, avec un léger avantage pour le président sortant. Le site de paris en ligne InTrade, lui, voit la probabilité d'une réélection de Barack Obama à 67%.

"Le marché pourrait apprécier une victoire d'Obama dans la mesure où cela signifierait moins d'incertitudes", reconnaît Ryan Detrick, analyste chez Schaeffer's Investment Research à Cincinnati.

La tradition voudrait pourtant que la victoire d'un républicain, qui plus est ancien homme d'affaires, soit plus favorable au marché boursier, compte tenu de son penchant naturel pour la déréglementation et les baisses d'impôts.

Mais dans tous les cas, les experts n'attendent qu'un effet de courte durée.

"Je pense que le marché a intégré dans les cours une victoire d'Obama, mais quoi qu'il arrive toute réaction épidermique ne durera pas plus de quelques jours", prédit Joseph Tanious, chez J.P. Morgan Funds à New York.

"En fait, ce qui préoccupe surtout les Américains, c'est le mur budgétaire et là, on entrera dans le vif du sujet après l'élection".   Suite...

 
<p>Wall Street fait assez peu de cas de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de mardi et s'inqui&egrave;te surtout du "mur budg&eacute;taire" qui menace de faire d&eacute;railler la reprise am&eacute;ricaine si la Maison blanche et le Congr&egrave;s ne parviennent pas &agrave; s'entendre lors de la prochaine l&eacute;gislature. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Segar</p>