Groupama AM s'attend à une inflexion de la rigueur

vendredi 2 novembre 2012 08h48
 

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - Groupama Asset Management s'attend à une détérioration de la conjoncture économique qui va très probablement conduire les pays de la zone euro, notamment les Etats du sud de la région et la France, à infléchir leurs politiques d'austérité budgétaire pour étaler dans le temps la réduction des déficits publics.

Cette perspective et l'action de la Banque centrale européenne (BCE) devraient renforcer la confiance des investisseurs et profiter aux actifs risqués (emprunts d'Etat espagnols et italiens, dette privée et actions), a déclaré Gaëlle Malléjac, directrice de la gestion de taux chez Groupama AM, lors d'un entretien à Reuters.

"La situation économique est fragile et elle va le rester dans les mois qui viennent avec une zone euro qui bascule en récession", a-t-elle déclaré.

"On a une situation qui s'aggrave dans les pays du Sud et on voit aussi que les pays du Nord, notamment ceux du noyau dur, vacillent depuis le début de l'été. On a notamment des signes d'affaiblissement en Allemagne."

"Dans cet environnement fondamental (...), il va de soi pour nous que les Etats de la zone euro et particulièrement les Etats du Sud aurons beaucoup de mal à atteindre leurs cibles budgétaires", a expliqué la responsable de la société de gestion.

"La France est sur la voie d'une entrée en récession", a-t-elle dit en soulignant que les objectifs de réduction des déficits publics à 3% du PIB en 2013 "ne sont pas réalistes" car fondé sur une prévision de croissance "trop élevée" (+0,8%).

MERKEL PLUS FLEXIBLE

Groupama AM reste cependant neutre sur la dette française alors qu'elle sous-pondère la dette allemande, dont le rendement est nul pour un investisseur.   Suite...

 
<p>Groupama Asset Management s'attend &agrave; une d&eacute;t&eacute;rioration de la conjoncture &eacute;conomique qui va tr&egrave;s probablement conduire les pays de la zone euro, notamment les Etats du sud de la r&eacute;gion et la France, &agrave; infl&eacute;chir leurs politiques d'aust&eacute;rit&eacute; budg&eacute;taire pour &eacute;taler dans le temps la r&eacute;duction des d&eacute;ficits publics. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic</p>