RBS dit risquer des amendes dans le scandale du Libor

vendredi 2 novembre 2012 11h45
 

LONDRES (Reuters) - Royal Bank of Scotland (RBS) risque de devoir verser des amendes en raison de son implication dans l'affaire de la fixation du Libor et d'autres taux d'intérêts et a dit vendredi souhaiter arriver à un règlement à l'amiable le plus rapidement possible.

RBS fait l'objet d'une enquête des autorités britanniques et américaines dans le cadre du scandale de manipulation du Libor et devrait être l'une de prochaines banques à conclure un règlement à l'amiable, après sa concurrente Barclays qui a versé une amende de 450 millions de dollars en juin.

"Le groupe s'attend à entrer en négociations pour mettre fin rapidement à l'amiable à certaines de ces enquêtes et croit qu'elles devraient probablement déboucher des pénalités financières", a déclaré la banque à l'occasion de la présentation de ses résultats trimestriels vendredi.

Son directeur général Stephen Hester a précisé que le calendrier du règlement était entre les mains des régulateurs.

"Nous devons nous adapter aux régulateurs concernés", a-t-il dit lors d'une conférence de presse téléphonique. "Nous sommes prêts à conclure un règlement à l'amiable avec tout le monde dès qu'ils seront prêts."

Il a estimé qu'il était difficile de savoir si RBS se verrait imposer une amende plus forte que celle de Barclays, qui est la seule banque à avoir conclu un règlement à l'amiable.

"SOMBRE JOURNÉE"

Même si l'amende est moins élevé que celle de Barclays, ce sera quand même une "sombre journée" pour RBS, a-t-il dit.

Cette affaire, ainsi que d'autres problèmes hérités du passé, menace le redressement de la banque engagé par Stephen Hester, qui a déclaré vendredi que la restructuration du groupe serait a achevée dans les 15 à 18 mois.   Suite...

 
<p>RBS a publi&eacute; vendredi un b&eacute;n&eacute;fice d'exploitation en hausse pour le troisi&egrave;me trimestre &agrave; la faveur d'une baisse des charges pour cr&eacute;ances douteuses, tout en annon&ccedil;ant que sa restructuration serait termin&eacute;e dans les 18 mois &agrave; venir. /Photo d'archives/REUTERS/David Moir</p>