L'horizon budgétaire s'assombrit un peu plus en Grèce

mercredi 31 octobre 2012 16h48
 

par Harry Papachristou et George Georgiopoulos

ATHENES (Reuters) - Le gouvernement grec a annoncé mercredi s'attendre pour 2013 à une récession pire qu'anticipé jusqu'à présent et il réduit de plus de la moitié sa prévision d'excédent budgétaire primaire, soulignant le lourd tribut payé aux plans d'austérité successifs lancés ces dernières années.

La version définitive du projet de budget 2013 montre ainsi que la détérioration régulière des perspectives économiques menace d'annuler la majeure partie des effets bénéfiques des coupes dans les dépenses exigées par les bailleurs de fonds du pays, l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Les ministres des Finances de la zone euro se sont entretenus du dossier grec au cours d'une téléconférence peu après la publication de ces chiffres, pour constater à la fois les progrès accomplis et l'étendue du chemin qui reste à parcourir.

"Il y a eu des progrès considérables", a déclaré le ministre allemand Wolfgang Schäuble à l'issue de cette téléconférence avant de souligner que le travail de la "troïka" (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) en Grèce était loin d'être achevé.

La troïka doit rendre dans les prochains jours un rapport d'étape sur les finances publiques et les réformes structurelles grecques, dont est censé dépendre le versement des prochaines tranches du plan d'aide.

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a dit espérer qu'un accord puisse être avalisé lors de la prochaine réunion des Dix-Sept, le 12 novembre.

Athènes prévoit désormais un excédent primaire (hors service de la dette) de 0,4% du produit intérieur brut (PIB) l'année prochaine, contre 1,1% évoqué initialement. Il s'agirait néanmoins du premier excédent primaire enregistré depuis 2002, après un déficit primaire prévu à 1,5% du PIB cette année.

L'économie grecque devrait se contracter de 4,5% en 2013 et non de 3,8% comme anticipé jusqu'à présent. Et le ministère des Finances prévoit un retour à la croissance timide en 2014 avec une hausse de 0,2% du PIB.   Suite...

 
<p>Manifestation mercredi &agrave; Ath&egrave;nes devant le parlement contre la hausse des prix du fuel domestique. Le gouvernement s'attend pour 2013 &agrave; une r&eacute;cession pire qu'anticip&eacute; jusqu'&agrave; pr&eacute;sent et souligne l'impact sur l'&eacute;conomie des plans d'aust&eacute;rit&eacute; successifs lanc&eacute;s depuis le d&eacute;but de la crise. /Photo prise le 31 octobre 2012/REUTERS/Yorgos Karahalis</p>