Fiat sabre ses objectifs de 2013 et de 2014

mardi 30 octobre 2012 16h56
 

par Jennifer Clark

MILAN (Reuters) - Fiat a revu en baisse ses objectifs financiers pour l'ensemble de l'année 2012, les ramenant vers le bas de sa précédente fourchette de prévisions, et annoncé que les marchés européens devraient rester faibles jusqu'en 2014, ce qui l'a amené à sabrer également les objectifs de 2013 et de 2014.

Le constructeur automobile italien a annoncé mardi un bénéfice opérationnel meilleur que prévu pour le troisième trimestre, grâce à un bond en avant des ventes de sa filiale américaine Chrysler qui a compensé les pertes en Europe.

Le résultat opérationnel du constructeur turinois a atteint 951 millions d'euros, alors que les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un bénéfice de 910 millions.

Son endettement net, étroitement surveillé, s'élevait à 6,7 milliards d'euros fin septembre, un montant supérieur aux attentes du marché qui se situaient à 6,5 milliards en moyenne.

"Les évènements des 12 derniers mois ont renforcé notre vision négative de l'évolution des marchés européens", a déclaré Fiat, ajoutant qu'il ne voyait pas d'amélioration avant 2014.

La perte opérationnelle en Europe a atteint 238 millions d'euros, soit deux fois plus que pour la même période de 2011.

Le premier groupe industriel italien a en conséquence ramené ses prévisions pour 2012 dans le bas de la fourchette précédente et n'a pas communiqué d'objectifs pour les années 2013 et 2014, contrairement à ce qu'il avait promis le 31 juillet.

Le groupe prévoit désormais un chiffre d'affaires d'environ 83 milliards d'euros sur l'année en cours, avec un bénéfice opérationnel supérieur à 3,8 milliards, un bénéfice net supérieur à 1,2 milliard et un endettement net de ses activités industrielles en légère progression, à environ 6,5 milliards.   Suite...

 
<p>Fiat publie un b&eacute;n&eacute;fice op&eacute;rationnel au troisi&egrave;me trimestre de 951 millions d'euros, sup&eacute;rieur aux attentes, gr&acirc;ce &agrave; la hausse des ventes de la filiale am&eacute;ricaine Chrysler qui a compens&eacute; les pertes en Europe. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking</p>