Lacoste a peu de chances d'échapper au suisse Maus

lundi 29 octobre 2012 17h00
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Après l'accord signé entre Michel Lacoste et le groupe suisse Maus Frères, les chances sont minces de voir la société Lacoste, un des fleurons du prêt-à-porter français, échapper au contrôle du groupe helvétique.

Maus, déjà actionnaire à 35% de la célèbre marque au crocodile et propriétaire de Devanlay, principal licencié de Lacoste, a annoncé vendredi dernier avoir signé un accord avec Michel Lacoste et ses alliés familiaux pour leur racheter leur participation de 30,3%.

Cette offre, qui valorise l'entreprise entre 1,0 et 1,25 milliard d'euros, est valable jusqu'au 12 novembre au soir.

Elle est également proposée aux autres actionnaires familiaux (28,3% du capital), menés par Sophie Lacoste-Dournel, qui a pris la présidence de l'entreprise le 24 septembre et succédé à son père Michel dans des circonstances houleuses et contestées par ce dernier.

Après avoir accusé sa fille de faire le jeu du groupe suisse, Michel Lacoste, fils du fondateur René Lacoste, a fait brusquement volte-face et proposé sa participation au groupe helvétique.

Il a expliqué dans une interview au Journal du Dimanche "ne pas vouloir mettre en péril l'avenir de Lacoste" et qu'une cession était "la meilleure façon de soutenir la marque".

Alors que l'ensemble des actionnaires familiaux étaient liés par un pacte leur accordant un droit de préemption sur toute action cédée, Michel Lacoste, qui conteste à sa fille Sophie la présidence de l'entreprise, a signé un accord avec Maus Frères aux termes duquel il s'interdit, ainsi que ses alliés familiaux, de vendre ses actions aux autres membres de la famille si ces derniers souhaitent exercer leur droit de préemption.

"Sophie Lacoste et ses alliés ont en quelque sorte été piégés", dit-on dans l'entourage de la présidente de la société.   Suite...

 
<p>Maus, d&eacute;j&agrave; actionnaire &agrave; 35% de Lacoste, a sign&eacute; un accord avec Michel Lacoste (photo) et ses alli&eacute;s familiaux pour leur racheter leur participation de 30,3% dans la marque au crocodile. Les chances de voir un des fleurons du pr&ecirc;t-&agrave;-porter fran&ccedil;ais &eacute;chapper au contr&ocirc;le du groupe helv&eacute;tique sont donc d&eacute;sormais tr&egrave;s minces. /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse</p>