Saint-Gobain attend une baisse plus forte que prévu au 2e semestre

jeudi 25 octobre 2012 20h22
 

PARIS (Reuters) - Saint-Gobain a déclaré jeudi s'attendre à une baisse plus forte que prévu de son résultat d'exploitation au second semestre en raison de la poursuite du ralentissement économique en Europe et des difficultés de ses principaux marchés en Asie et dans les pays émergents.

Face à une conjoncture économique défavorable, le numéro un mondial de la production, transformation et distribution de matériaux de construction avait déjà annoncé en juillet un nouveau plan d'action visant à économiser 750 millions d'euros en année pleine pour faire face à la dégradation de la conjoncture.

Après un troisième trimestre difficile, affecté par la dégradation progressive de la conjoncture (notamment en Europe) depuis le mois de mai, le groupe déclare anticiper, pour le quatrième trimestre, la poursuite du ralentissement observé sur les trois derniers mois, "dans un environnement économique mondial encore très incertain et très fragile".

Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires progresse de 1,8% à 10.951 millions d'euros, mais affiche un recul de 3,8% à structure et changes comparables. Au total, sur les 9 premiers mois de l'année, il affiche encore une croissance de 2,9% à 32,54 milliards (-1,8% en croissance interne).

Parmi les zones géographiques où Saint-Gobain opère, seule l'Amérique du Nord reste bien orientée grâce au redémarrage du marché de la construction.

APPLICATION "VIGOUREUSE" DU PLAN D'ÉCONOMIES

Ainsi, alors que le groupe tablait sur une baisse "modérée" de son résultat d'exploitation par rapport à celui des six premiers mois de l'année, ressorti à 1,51 milliard d'euros, le PDG du groupe Pierre-André de Chalendar évoque désormais dans un communiqué une baisse "un peu plus prononcée qu'anticipé fin juillet".

Saint-Gobain déclare néanmoins maintenir globalement ses objectifs et annonce une application vigoureuse de son plan d'économies.

En juillet, Saint-Gobain avait annoncé 150 millions d'euros d'économies sur les achats, 120 millions d'euros sur les frais généraux et le reste -480 millions d'euros- en jouant sur la rentabilité opérationnelle.   Suite...