Europe et Chine pèseront sur les ventes de Schneider en 2012

jeudi 25 octobre 2012 12h36
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Schneider Electric a abaissé jeudi son objectif 2012 de chiffre d'affaires à cause d'une dégradation de ses marchés en Europe de l'Ouest et d'une reprise qui se fait attendre en Chine.

Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tensions, qui a maintenu en revanche son objectif annuel de marge grâce à sa stratégie en matière de prix et de coûts, table désormais sur une croissance organique annuelle nulle à légèrement négative, alors qu'il l'attendait jusqu'à présent dans une fourchette allant de nulle à légèrement positive.

"Malgré les incertitudes économiques mondiales, l'évolution du chiffre d'affaires du groupe reste globalement en ligne avec les scénarios considérés en début d'année 2012, à l'exception d'un ralentissement plus marqué sur une partie de l'Europe de l'Ouest et un rebond de la Chine plus tardif que prévu", a commenté le groupe dans un communiqué.

Au cours d'une téléconférence avec les analystes, le directeur financier Emmanuel Babeau a ajouté que si le déclin des ventes en Chine, liée à une baisse de l'activité dans la construction et l'industrie, s'était stabilisé au troisième trimestre, il était incapable de dire si le rebond viendrait au premier ou au second semestre de 2013.

"Nous ne savons pas quand il interviendra. Je ne suis certainement pas en train de dire que nous disposons de signaux clairs annonçant une reprise en Chine au début de 2013", a-t-il dit. Emmanuel Babeau a ajouté que la demande restait en revanche bien orientée sur le marché de l'alimentation sécurisée en électricité.

La Chine est le deuxième marché du groupe derrière les Etats-Unis et devant la France. Au troisième trimestre, l'Asie-Pacifique a rattrapé l'Europe de l'Ouest puisque les deux régions représentent désormais chacune 28% du chiffre d'affaires.

Sur la période, les ventes totales du groupe ont augmenté de 7,1% au niveau record de 6,1 milliards d'euros. L'effet de change favorable, lié à l'appréciation du dollar américain, du yuan chinois et du dollar australien par rapport à l'euro, a contribué pour 6,4 points à ce taux de croissance.

En données organiques, il ressort en revanche en baisse de 1,9%, conséquence également d'une diminution du nombre de jours ouvrés.   Suite...

 
<p>Jean-Pascal Tricoire, pr&eacute;sident du directoire de Schneider Electric. Le num&eacute;ro un mondial des &eacute;quipements &eacute;lectriques basse et moyenne tension abaisse jeudi son objectif de chiffre d'affaires pour 2012 &agrave; cause d'une d&eacute;gradation de ses march&eacute;s en Europe de l'Ouest au troisi&egrave;me trimestre, mais maintient sa pr&eacute;vision de marge sur l'ann&eacute;e. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>