L'Etat garant siégera au conseil de surveillance de PSA

mercredi 24 octobre 2012 10h49
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - L'Etat apportera sa garantie à hauteur de sept milliards d'euros au pôle bancaire de PSA Peugeot Citroën et aura en échange un siège au conseil de surveillance du premier constructeur automobile français.

Le gouvernement n'a pas fait de "cadeaux" à PSA et a obtenu de pouvoir désigner un administrateur "indépendant" au conseil de surveillance du groupe, où les salariés seront aussi représentés, a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, sur France Inter.

PSA a de son côté confirmé qu'un représentant des salariés serait représenté au conseil de surveillance.

Le groupe a également annoncé qu'il ne verserait pas de dividende et ne rachèterait pas d'actions pendant la période de garanties de l'Etat à sa filiale Banque PSA Finance (BPF), dont l'activité de financement a été rattrapée à son tour par la chute des ventes automobiles en Europe.

PSA, qui souffre de son exposition à un marché européen en berne, a publié mercredi un chiffre d'affaires en baisse de 3,6% au titre du troisième trimestre et annoncé quatre projets communs de voitures qui devraient être mis en oeuvre d'ici la fin de l'année avec son allié General Motors.

En Bourse, l'action PSA, après une ouverture en hausse, s'est retournée à la baisse pour toucher un plus bas de près de 27 ans. A 10h30, le titre perdait plus de 6% à 5,45 euros, après avoir touché 5,53 euros, son plus bas niveau depuis le premier trimestre 1986.

"La situation demeure extrêmement tendue pour Peugeot, avec beaucoup de risques au quatrième trimestre en Europe", commente un trader. "La tendance restera probablement négative pendant les prochains trimestres, mais les détails sur l'alliance GM-Peugeot (...) pourraient potentiellement soutenir l'action."

POOL BANCAIRE À HAUTEUR DE 11,5 MILLIARDS   Suite...

 
<p>PSA Peugeot Citro&euml;n va renforcer le financement de son activit&eacute; bancaire Banque PSA Finance et lancer quatre plates-formes communes de voitures avec General Motors. /Photo prise le 7 septembre 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>