Puma va sabrer davantage ses coûts

mercredi 24 octobre 2012 09h39
 

FRANCFORT (Reuters) - L'équipementier sportif allemand Puma a fait savoir mercredi qu'il cherchait des économies de coûts supplémentaires après des résultats trimestriels inférieurs aux attentes, sous le poids du ralentissement de ses ventes en Europe et en Chine et en raison de charges de restructuration.

La filiale de PPR est numéro trois mondial des articles de sport mais loin derrière Nike et Adidas. Elle avait déjà averti cet été que son bénéfice 2012 serait en baisse en raison du tassement de la demande en Europe, son principal marché.

Affecté par des charges de restructuration de 80 millions d'euros, le bénéfice net de Puma a plongé de 85,1% à 12,2 millions d'euros au troisième trimestre, alors que les analystes prévoyaient en moyenne 36,4 millions.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice avant intérêts et impôt (Ebit) a reculé de 16,7% à 98,8 millions d'euros, à comparer à un consensus de 106 millions.

Le chiffre d'affaires consolidé a augmenté de 6,0% à 892,2 millions d'euros, lui aussi inférieur au consensus qui était de 906 millions. Mais les ventes ont baissé de 3,4% dans la région EMEA (Europe-Moyen-Orient-Afrique) et leur croissance a ralenti en Chine.

A la Bourse de Francfort, l'action Puma cédait 0,7% à 213,90 euros après une demi-heure d'échanges, contre la tendance de l'indice Dax 30 qui progressait de 0,05%.

NOUVELLES MESURES À L'ÉTUDE

Puma a perdu du terrain sur ses concurrents ces dernières années en sortant moins de chaussures de sport high tech, même s'il continue d'équiper des champions emblématiques comme le sprinter Usain Bolt ou le footballeur du FC Barcelone Cesc Fabregas.

Le groupe a promis des innovations pour 2013 mais les analystes pensent qu'il lui faudra au moins deux ans pour se redresser.   Suite...

 
<p>Sous le poids d'un ralentissement des ventes en Europe et en Chine et en raison de charges de restructuration, le b&eacute;n&eacute;fice net de Puma a plong&eacute; de 85,1% &agrave; 12,2 millions d'euros au troisi&egrave;me trimestre, alors que les analystes pr&eacute;voyaient en moyenne 36,4 millions. /Photo d'archives/REUTERS/Michaela Rehle</p>