Airbus inaugure l'usine d'assemblage de son futur A350

mardi 23 octobre 2012 15h42
 

par Jean Décotte et Tim Hepher

COLOMIERS, Haute-Garonne (Reuters) - Jean-Marc Ayrault a inauguré mardi l'usine d'assemblage final du futur long courrier A350 près de Toulouse, apportant le soutien de la France à Airbus sur ce programme, pomme de discorde entre l'avionneur européen et l'Allemagne.

Dans la nouvelle usine Roger-Béteille de Colomiers, du nom du pionnier des bimoteurs long courriers, le Premier ministre a aussi renouvelé la confiance de la France à la direction actuelle d'EADS, ébranlée ces derniers jours par l'échec du projet de fusion avec BAE Systems.

Berlin a suspendu un prêt de 600 millions d'euros destiné à l'A350, dont le coût est estimé à 15 milliards de dollars (11,5 milliards d'euros), pour protester contre le non-respect d'un accord sur la localisation de la production en Allemagne.

"Les Etats européens partenaires (...) jouent depuis toujours un rôle majeur dans le développement des grands projets aéronautiques", a dit Jean-Marc Ayrault.

"C'est bien sûr le cas pour l'A350 et il est essentiel que leurs engagements soient intégralement tenus. La France pour sa part respectera les siens."

Le président exécutif d'Airbus Fabrice Brégier a rappelé de son côté qu'il avait été décidé lors du lancement du programme en 2007 de n'avoir qu'une usine d'assemblage pour l'A350, pour une meilleure efficacité, et de l'installer à Toulouse sans que cela soit contesté à l'époque.

Fabrice Brégier a cependant précisé que la suspension du prêt allemand n'entraînerait pas de retard dans le programme.

Il a confirmé prévoir un premier vol de l'A350 à l'été 2013 - peut-être même au salon du Bourget qui se tiendra près de Paris en juin - avant une entrée en service au second semestre 2014, soit un an de retard sur le programme initial.   Suite...

 
<p>Airbus a inaugur&eacute; mardi pr&egrave;s de Toulouse l'usine d'assemblage final de son futur long courrier A350, marquant une nouvelle phase dans sa lutte face &agrave; Boeing pour l'emporter sur ce lucratif segment du march&eacute; a&eacute;ronautique. /Photo prise le 23 octobre 2012/REUTERS/Jean-Philippe Arles</p>