22 octobre 2012 / 17:45 / il y a 5 ans

La BCE devrait concentrer ses efforts sur les grandes banques

<p>La Banque centrale europ&eacute;enne, futur superviseur du secteur bancaire europ&eacute;en, devra avoir autorit&eacute; sur les 6.000 banques de la zone euro, mais elle concentrera son attention sur les 25 premi&egrave;res, selon son vice-pr&eacute;sident Vitor Constancio. /Photo d'archives/Kai Pfaffenbach</p>

LONDRES (Reuters) - La Banque centrale européenne, futur superviseur du secteur bancaire européen, devra avoir autorité sur les 6.000 banques de la zone euro, mais elle concentrera son attention sur les 25 premières, a déclaré lundi son vice-président Vitor Constancio.

Dans une allocution prononcée devant des parlementaires britanniques, Vitor Constancio s'est efforcé d'apaiser les craintes exprimées par certains sur le rôle que la BCE s'apprête à endosser. Selon lui, l'hypothèse d'un conflit entre les rôles de politique monétaire et de supervision est infondée.

"Je pense que ce conflit qui est souvent mentionné est vraiment exagéré et qu'aucune banque centrale ne compromettra le rôle principal qui est le sien pour nos économies: prendre soin de la stabilité des prix", a-t-il dit.

"Le centre (la BCE) supervisera les 25 groupes bancaires les plus importants et tout le reste sera fait par les autorités nationales de supervision, dans le respect des orientations, de la protection, de la surveillance et des pratiques définies par le centre", a-t-il dit.

Les principales banques comprendraient notamment Deutsche Bank, BNP Paribas, Santander ou encore Unicredit.

La BCE se réserverait toutefois le droit d'intervenir à chaque fois que nécessaire pour n'importe quel établissement quelle que soit sa taille. "Il n'y a aucune ambiguïté sur le système et il y a un emploi étendu de la décentralisation."

La BCE est censée occuper officiellement cette fonction de superviseur début 2013, mais, selon Vitor Constancio, l'année prochaine sera consacrée aux travaux préparatoires.

Selon lui, la supervision effective par la BCE, qui permettra à cette dernière de puiser dans le Mécanisme européen de stabilité pour soutenir une banque qui traverserait des difficultés, ne sera pas en vigueur avant 2014.

L'Allemagne souhaite de son côté conserver le contrôle de ses banques coopératives, caisses d'épargne et autres Landesbanken, en estimant que le futur superviseur unique devra surtout se focaliser sur les grandes banques systémiques.

Réunis en fin de semaine dernière, les dirigeants européens se sont entendus sur le principe d'une supervision bancaire exercée par la BCE, tout en donnant plus de temps à la banque centrale pour mettre en place ce dispositif.

Sven Egenter et Hugh Jones, Véronique Tison pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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