17 octobre 2012 / 19:58 / il y a 5 ans

L'Espagne fixe une limite de 90 milliards pour sa "bad bank"

<p>L'Espagne a fix&eacute; une limite de 90 milliards d'euros &agrave; la taille des actifs regroup&eacute;s au sein de sa "bad bank", la structure appel&eacute;e &agrave; accueillir les actifs &agrave; risque des principales banques du pays. Les &eacute;tablissements espagnols cot&eacute;s en bonne sant&eacute; - Santander, BBVA et CaixaBank - seront vraisemblablement les principaux investisseurs dans la "bad bank". /Photo prise le 16 octobre 2012/Susana Vera</p>

MADRID (Reuters) - L'Espagne a fixé une limite de 90 milliards d'euros à la taille des actifs regroupés au sein de sa "bad bank", la structure appelée à accueillir les actifs à risque des principales banques du pays, mise sur pied pour obtenir les fonds mis de côté par l'Union européenne pour le secteur bancaire espagnol.

Madrid est sur le point de recevoir les premières tranches d'une ligne de crédit de 100 milliards d'euros mise en place par les partenaires européens du pays en juin pour soutenir les banques espagnoles.

Cette aide au secteur bancaire de l'Espagne est vue par beaucoup comme un préambule à une aide pleine entière pour la quatrième économie de la zone euro, un dossier qui devrait dominer les débats du sommet de l'Union européenne de deux jours qui commence jeudi.

Les établissements bancaires transféreront les biens immobiliers saisis ou encore des prêts irrécouvrables consentis à des promoteurs à la "bad bank", qui devrait être appelée Sareb, ce qui devrait leur permettre de libérer des fonds pour consentir davantage de crédits aux particuliers et aux entreprises.

La taille définitive de la Sareb, qui devrait être opérationnelle d'ici la fin de l'année et fonctionner pendant 15 ans, sera vraisemblablement bien en-deçà de la limite de 90 milliards d'euros, a-t-on appris auprès de sources du ministère de l'Economie.

La "bad bank" pourrait voir son champ d'intervention étendu au crédit à la consommation et pas uniquement au crédit immobilier, ont ajouté les sources.

Le pays doit fixer le prix auquel les actifs seront transférés vers la "bad bank" dans les sept jours qui suivent le 19 novembre, date à laquelle la loi établissant la structure de défaisance sera votée, ont encore dit les sources.

Ce prix sera la clef du succès de la Sareb. Il devra être suffisamment bas pour intéresser les investisseurs privés mais en même temps suffisamment élevé pour recapitaliser les banques en difficulté.

Selon les sources du ministère de l'Economie, la "bad bank" ne devrait commencer qu'à engranger des bénéfices au cours des cinq dernières années de son existence.

Les autorités espagnoles ont déjà contraint les banques à passer quelque 137 milliards d'euros de dépréciations sur des créances immobiliers douteuses, les établissements se retrouvant à 40% de la valeur faciale des actifs en question.

Des sources bancaires estiment qu'il faudrait encore enlever entre 5% à 10% supplémentaires de cette valeur avant que les actifs ne puissent être transférés à la "bad bank".

L'Etat ne veut pas détenir plus de 50% de la Sareb et voit les investisseurs privés en posséder au moins 55%.

Les établissements espagnols cotés en bonne santé - Santander, BBVA et CaixaBank - seront vraisemblablement les principaux investisseurs dans la "bad bank", qui n'aura sans doute pas d'actionnaires étrangers.

Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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