La BPI a son acte de naissance et son patron

mercredi 17 octobre 2012 15h38
 

par Julien Ponthus et Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a signé mercredi l'acte de naissance de la Banque publique d'investissement (BPI) promise par François Hollande et a confié à Nicolas Dufourcq, numéro deux de Capgemini, le soin d'en faire le fer de lance des PME françaises.

L'ambition du président est de reproduire en France grâce aux financements de la BPI, le succès du "Mittelstand", ce vivier d'entreprises de taille intermédiaire qui assurent à l'Allemagne une balance commerciale largement excédentaire.

Prenant comme référence la banque publique allemande KfW, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé que la BPI aurait une capacité globale de financement de 40 milliards d'euros.

Il a donné à Nicolas Dufourcq la mission de "préfigurer" sa direction générale, qui devrait lui revenir, la présidence étant comme prévu assurée par Jean-Pierre Jouyet, le numéro un de la Caisse des dépôts.

"Monsieur Dufourcq a vocation évidemment à diriger" la BPI, a dit le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, dont Nicolas Dufourcq était le candidat, en marge d'une conférence de presse.

De nombreux observateurs s'attendaient à ce qu'Anne Lauvergeon, l'ancienne patronne d'Areva, prenne la responsabilité de faire de ce chantier phare du quinquennat un succès économique.

La nomination effective de Nicolas Dufourcq n'interviendra qu'après le vote de la loi qui instituera la BPI et l'avis des commissions parlementaires qui seront interrogées.

"C'est une proposition que lui a faite récemment Jean-Marc Ayrault. Il en a discuté avec Paul Hermelin (le PDG de Capgemini) et tous deux en ont conclu que c'était quelque chose qui ne se refusait pas", a dit un porte-parole de Capgemini.   Suite...

 
<p>Le gouvernement a sign&eacute; mercredi l'acte de naissance de la Banque publique d'investissement (BPI) promise par Fran&ccedil;ois Hollande pour soutenir les entreprises, un outil qui devrait &ecirc;tre dirig&eacute; par le num&eacute;ro deux du groupe fran&ccedil;ais Capgemini Nicolas Dufourcq. Jean-Marc Ayrault a indiqu&eacute; que la BPI aurait une capacit&eacute; globale de financement de 40 milliards d'euros. /Photo prise le 17 octobre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>