LVMH rassure sur Louis Vuitton, le titre remonte

mardi 16 octobre 2012 18h50
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH s'est employé mardi à rassurer les investisseurs en indiquant que la croissance organique de Louis Vuitton, principal moteur de sa rentabilité, n'avait guère décéléré au troisième trimestre par rapport au deuxième.

Le numéro un mondial du luxe avait jeté un froid en publiant lundi soir ses chiffres du troisième trimestre, marqués par un fort ralentissement dans la mode-maroquinerie ainsi que dans les montres et la joaillerie.

Lors d'une conférence téléphonique très attendue, mardi, le groupe a précisé que la croissance organique de la mode-maroquinerie était ressortie à 5% au troisième trimestre (les analystes l'avaient estimée à 4%) et, surtout, que celle de Louis Vuitton avait été proche du deuxième trimestre, où la griffe avait vu ses ventes progresser de 8%.

"Les chiffres de Vuitton à taux constants au troisième trimestre sont assez comparables à ceux du deuxième", a déclaré le directeur financier Jean-Jacques Guiony, ajoutant que les surfaces de vente de la marque avaient été augmentées de 6%-7%, comme au premier semestre.

"L'Europe est un peu plus forte, les Etats-Unis un peu plus faibles, la Chine reste très proche du premier semestre -soit une progression inférieure à 5%-, le Japon est légèrement inférieur et le reste de l'Asie ralentit un peu avec la baisse des flux touristiques", a-t-il ajouté.

Ces déclarations ont fait rebondir le titre LVMH à la Bourse de Paris, lui permettant de terminer sur un gain de 3,6% à 128,25 euros, dans un marché en hausse de 2,4%.

Le directeur financier a également tenu à rappeler que les bases de comparaisons étaient particulièrement élevées l'an dernier (+15%) et précisé que Louis Vuitton avait relevé ses prix de 8% au 1er octobre en Europe, sur l'ensemble de la gamme.

DÉSTOCKAGES DANS LES MONTRES-JOAILLERIE   Suite...

 
<p>LVMH s'est employ&eacute; mardi &agrave; rassurer les investisseurs en indiquant que la croissance organique de Louis Vuitton, principal moteur de sa rentabilit&eacute;, n'avait gu&egrave;re d&eacute;c&eacute;l&eacute;r&eacute; au troisi&egrave;me trimestre par rapport au deuxi&egrave;me. /Photo prise le 8 mars 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>