LVMH ralentit encore, Louis Vuitton inquiète

lundi 15 octobre 2012 20h51
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a vu sa croissance organique nettement marquer le pas au troisième trimestre, plombée par un fort ralentissement dans la mode-maroquinerie (Louis Vuitton, Fendi, Céline) et dans les montres et la joaillerie (Bulgari, Tag Heuer, Chaumet).

Dans un marché du luxe dont le ralentissement était largement anticipé, avec le tassement de l'économie chinoise et la crise de la dette en Europe, certains analystes estiment que Louis Vuitton, la marque phare du groupe, pourrait souffrir plus que d'autres.

Les ventes du numéro un mondial du luxe, également propriétaire du champagne Moët & Chandon, du cognac Hennessy ou des parfums Christian Dior, ont progressé de 15% à 6,90 milliards d'euros en données publiées (dopées par des effets de change favorables), un chiffre en ligne avec le consensus de 6,875 milliards des analystes interrogés par Reuters.

Mais à taux de change constant, sa croissance est ressortie à 6%, au lieu des 7% attendus par les analystes, accusant une nette décélération par rapport aux 12% du deuxième trimestre et aux 14% du premier.

Particulièrement surveillé, le pôle mode-maroquinerie, dans lequel Louis Vuitton pèse pour 75% des ventes, accuse un très fort ralentissement.

Selon les calculs des analystes, sa croissance à taux constants a reculé à 4% au troisième trimestre (ils anticipaient +5%), après 8% au deuxième trimestre et 12% au premier.

Celle de Louis Vuitton devrait même avoir été inférieure à 4%, selon HSBC, pour qui la marque, trop visible en Chine, voit ses parts de marché s'éroder à mesure que la clientèle chinoise se sophistique et préfère des griffes plus pointues.

Le maroquinier, qui pèse pour plus de la moitié du résultat opérationnel du groupe, avait déjà déçu avec une croissance organique inférieure à celle de ses pairs au deuxième trimestre et une baisse de sa marge semestrielle.   Suite...

 
<p>A taux de change constants, la croissance organique de LVMH est ressortie &agrave; 6% au troisi&egrave;me trimestre, au lieu des 7% attendus par les analystes, accusant une nette d&eacute;c&eacute;l&eacute;ration par rapport aux 12% du deuxi&egrave;me et aux 14% du premier. /Photo prise le 7 septembre 2012/REUTERS/Carlos Barria</p>