La zone euro réfléchit à de nouvelles solutions pour la Grèce

dimanche 14 octobre 2012 16h35
 

TOKYO (Reuters) - Des responsables de la zone euro réfléchissent à de nouvelles solutions destinées à réduire l'endettement de la Grèce, les retards pris par Athènes dans les réformes et la récession sévère qui sévit dans le pays ayant réduit à néant les chances que la République hellénique ramène son ratio d'endettement à 120% de son PIB en 2020.

Une analyse de la soutenabilité de la dette grecque, réalisée en mars par le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne prédit que la dette grecque grimpera à 164% du PIB en 2013 contre 160% en 2012.

Cette analyse part du principe que la récession cessera l'année prochaine, or il est plus que probable que le pays doive une nouvelle fois accuser une diminution de son PIB. Une contraction de 3,8% est prévue et elle se traduirait par un gonflement de l'endettement à 179,3% du PIB.

Dans un entretien accordé au Suddeutsche Zeitung, Jörg Asmussen a déclaré que pour l'heure, tout laissait à penser que le ratio d'endettement de la Grèce serait supérieur à 120% du PIB d'ici 2020.

Pour ramener son ratio à l'objectif voulu, la Grèce pourrait organiser un rachat volontaire de dette, a-t-il dit.

"Il faut réfléchir aux éléments qui pourraient rendre cet objectif possible. L'une des possibilité est un rachat de dette", a dit Jörg Asmussen.

Le financement de l'opération pourrait provenir de la Banque centrale européenne ou du Mécanisme européen de stabilité par exemple, a dit un haut responsable.

Selon lui, pour chaque euro emprunté au MES pourrait réduire l'endettement grec de 1,5 euro, a-t-il dit.

Benoit Coeuré, membre du directoire de la BCE, a de son côté déclaré que l'institution monétaire n'allait pas rééchelonner le remboursement de la dette grecque, une solution préconisée par Athènes.   Suite...

 
<p>Des responsables de la zone euro r&eacute;fl&eacute;chissent &agrave; de nouvelles solutions destin&eacute;es &agrave; r&eacute;duire l'endettement de la Gr&egrave;ce. Les retards pris par Ath&egrave;nes dans les r&eacute;formes et la r&eacute;cession s&eacute;v&egrave;re qui s&eacute;vit dans le pays ont r&eacute;duit &agrave; n&eacute;ant les chances que la R&eacute;publique hell&eacute;nique ram&egrave;ne son ratio d'endettement &agrave; 120% de son PIB en 2020. /Photo d'archives/REUTERS/Thomas Peter</p>