October 13, 2012 / 12:47 PM / in 5 years

Madrid pourrait faire sa demande d'aide en novembre

3 MINUTES DE LECTURE

<p>Devant la Banque centrale espagnole, &agrave; Madrid. Selon des responsables de la zone euro, l'Espagne pourrait demander le mois prochain une aide financi&egrave;re &agrave; la zone euro et, si c'est le cas, cette requ&ecirc;te sera probablement prise en compte dans un paquet global avec le programme d'assistance &agrave; la Gr&egrave;ce et un plan de sauvetage pour Chypre. /Photo prise le 24 septembre 2012/Sergio Perez</p>

TOKYO (Reuters) - L'Espagne pourrait demander le mois prochain une aide financière à la zone euro et, si c'est le cas, cette requête sera probablement prise en compte dans un paquet global avec le programme d'assistance à la Grèce et un plan de sauvetage pour Chypre, ont déclaré samedi des responsables de la zone euro.

Le gouvernement espagnol qui examine la possibilité d'une telle aide européenne a fait savoir qu'il ne prendrait aucune décision sans avoir obtenu des clarifications sur les conditions et l'étendue de cette assistance.

"Nous avançons, nous prenons des mesures, nous préparons les choses, qui se cristalliseront en novembre", a dit à Tokyo un responsable européen engagé dans les discussions sur une aide à l'Espagne.

Prié de dire quand une telle demande d'aide était attendue, il a répondu: "Je pense que cela se produira en novembre".

Une prédiction reprise par un autre responsable de la zone euro. "Si je devais parier, je dirais plutôt novembre qu'octobre. Il y aura alors un 'paquet', avec la Grèce, Chypre et l'Espagne. La Slovénie, je ne pense pas", a-t-il dit.

Un troisième responsable a souligné que les députés allemands ne seraient favorables à un plan de sauvetage que si c'était "une question de vie ou de mort".

Pour plusieurs analystes, l'Espagne est prête à repousser sa demande d'aide internationale pendant des semaines, voire des mois, en attendant la levée des obstacles politiques en Allemagne, ainsi que des précisions sur le plan de rachat d'obligations souveraines de la BCE.

Entre-temps, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'attelle à réformer le marché du travail et à favoriser la mise en place de l'Union bancaire européenne, qui contribuerait à rétablir la confiance dans le secteur bancaire du pays.

Les coûts d'emprunt espagnols ont atteint des pics en juillet, le rendement de l'obligation souveraine à 10 ans ayant alors atteint le seuil de 7% jugé intenable à long terme, mais ils sont nettement retombés depuis la présentation par le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi d'un programme d'achats d'obligations des États en difficulté.

Jan Strupczewski et Julien Toyer; Guy Kerivel pour le service français

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