L'Allemagne reste ferme envers la Grèce, malgré le FMI

vendredi 12 octobre 2012 12h09
 

par Antoni Slodkowski et Julien Toyer

TOKYO (Reuters) - L'Allemagne a campé sur ses positions vendredi en réaffirmant qu'il était encore trop tôt pour déterminer si la Grèce avait besoin de davantage de temps pour atteindre ses objectifs de réduction des déficits alors que le Fonds monétaire international (FMI) semble disposé à faire preuve d'indulgence.

L'évolution de la crise de la zone euro reste au coeur des discussions qui animent la réunion annuelle du FMI à Tokyo, en dépit des efforts menés par les dirigeants européens pour ne pas concentrer les discussions uniquement sur ce sujet.

Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a ainsi jugé jeudi qu'il fallait laisser plus de temps à l'Espagne et la Grèce, au centre de la crise de la zone euro, pour réduire leur déficit.

Assouplissant sa position, le FMI a estimé qu'il était contre-productif de contraindre les pays lourdement endettés comme la Grèce de réduire trop rapidement leur déficit car cela affectait leur économie.

Cette nouvelle position, soutenue par les Etats-Unis, a été bien accueillie par ceux qui critiquaient depuis longtemps les politiques d'austérité drastiques imposées par l'institution.

"Cela fait un certain temps que nous expliquons que des mesures budgétaires draconiennes pouvaient être contre-productives", a déclaré le ministre des Finances brésilien Guido Mantega.

Mais l'Allemagne est pour sa part restée ferme et a jugé que revenir sur les engagements de réductions de déficits entamerait la crédibilité de l'Europe.

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a par ailleurs critiqué la position de Christine Lagarde qui s'est exprimée avant la publication d'un rapport de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) sur l'évolution de la situation de la Grèce, attendue dans les prochaines semaines.   Suite...

 
<p>La directrice g&eacute;n&eacute;rale du Fonds mon&eacute;taire international Christine Lagarde et le ministre des Finances allemand Wolfgang Sch&auml;uble, lors de la r&eacute;union annuelle du FMI &agrave; Tokyo. L'Allemagne a camp&eacute; sur ses positions vendredi en r&eacute;affirmant qu'il &eacute;tait encore trop t&ocirc;t pour d&eacute;terminer si la Gr&egrave;ce avait besoin de davantage de temps pour atteindre ses objectifs de r&eacute;duction des d&eacute;ficits alors que le FMI semble dispos&eacute; &agrave; faire preuve d'indulgence. /Photo prise le 12 octobre 2012/REUTERS/Kim Kyung-Hoon</p>