Il est urgent d'attendre avant de demander une aide, dit Madrid

jeudi 11 octobre 2012 20h19
 

par Fiona Ortiz

MADRID (Reuters) - L'Espagne est prête à repousser tranquillement sa demande d'aide internationale pendant des semaines, voire des mois, en attendant la levée des obstacles politiques en Allemagne, ainsi que des précisions sur le plan de rachat d'obligations souveraines de la BCE, selon des analystes et des sources.

Entretemps, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'attelle à réformer le marché du travail et favoriser la mise en place de l'Union bancaire européenne, qui contribuerait à rétablir la confiance dans le secteur bancaire du pays.

Les coûts d'emprunt espagnols ont atteint des pics en juillet, le rendement de l'obligation souveraine à 10 ans ayant alors atteint le seuil de 7% jugé intenable à long terme, mais ils sont nettement retombés depuis la présentation par le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi d'un programme d'achats d'obligations des États en difficulté.

Madrid doit présenter sa demande de plan de sauvetage à l'Europe pour déclencher les rachats d'obligations de la BCE.

Vu le niveau de son endettement, le gouvernement espagnol estime toujours que cette démarche est inévitable, mais la pression des marchés est moins forte maintenant que les investisseurs savent que la BCE se tient dans les coulisses.

INFINIE PATIENCE

Berlin de son côté à envoyé des messages clairs incitant Madrid à l'attentisme, dans la mesure où la chancelière Angela Merkel est réticente à présenter à son Parlement une nouvelle demande d'aide, soulignent des responsables de la zone euro.

Des sources proches de Mariano Rajoy ajoutent qu'il souhaite également que la BCE soit plus précise quant au but qu'elle poursuit avec son programme de rachats. L'idée est-elle d'éviter que des phases de volatilité reviennent régulièrement ou bien de définir un niveau raisonnable de la prime de risque sur la dette espagnole? disent-ils.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. L'Espagne est pr&ecirc;te &agrave; repousser tranquillement sa demande d'aide internationale pendant des semaines, voire des mois, en attendant la lev&eacute;e des obstacles politiques en Allemagne, ainsi que des pr&eacute;cisions sur le plan de rachat d'obligations souveraines de la BCE, selon des analystes et des sources. /Photo prise le 2 octobre 2012/REUTERS/Juan Medina</p>