L'Espagne acculée après l'abaissement de note de crédit par S&P

jeudi 11 octobre 2012 13h36
 

par Paul Day et Rodrigo De Miguel

MADRID (Reuters) - En ramenant la note souveraine de l'Espagne au dernier échelon avant la catégorie spéculative, Standard & Poor's accroît la pression exercée sur le gouvernement espagnol pour qu'il appelle à l'aide l'Union européenne et la Banque centrale européenne.

Dans son communiqué publié mercredi soir, l'agence de notation cite notamment une "aggravation de la récession qui limite les options du gouvernement" et indique qu'elle pourrait encore abaisser sa note si le soutien politique aux réformes en cours s'émousse ou si les mesures d'aide mises en place au niveau de la zone euro n'empêchent pas une remontée des coûts de financement du pays.

L'annonce de S&P s'est traduite jeudi par une remontée des rendements des emprunts espagnols sur le marché secondaire, inversant une tendance baissière observée depuis septembre alimentée par l'espoir de voir le pays réclamer une aide.

A 10h42 GMT, le rendement de l'emprunt espagnol à 10 ans s'élevait à 5,85% contre 1,48% pour son homologue allemand, après avoir atteint 5,96% en début de séance.

Le secrétaire d'Etat espagnol à l'Economie, Jimenez Latorre, a redit jeudi que Madrid réfléchissait à demander l'aide de ses partenaires européens, une condition indispensable au déclenchement du rachat de titres obligataires par la Banque centrale européenne.

Il a reconnu que la décision de S&P avait pris de court le gouvernement espagnol, soulignant les efforts entrepris pour assainir les finances publiques.

L'INFLATION, RISQUE MAJEUR

L'Espagne a déjà obtenu une ligne de crédit de 100 milliards d'euros de ses partenaires européens pour recapitaliser son secteur bancaire.   Suite...

 
<p>En ramenant la note souveraine de l'Espagne au dernier &eacute;chelon, Standard &amp; Poor's accro&icirc;t la pression exerc&eacute;e sur le gouvernement espagnol pour qu'il appelle &agrave; l'aide l'Union europ&eacute;enne et la BCE. /Photo prise le 24 septembre 2012/REUTERS/Sergio Perez</p>