Pas de mégafusion en vue pour BAE aux Etats-Unis

jeudi 11 octobre 2012 11h59
 

par Andrea Shalal-Esa et Soyoung Kim

NEW YORK (Reuters) - La réduction des dépenses militaires aux Etats-Unis et en Europe rend inévitable une poursuite de la consolidation du secteur de la défense mais des mégafusions apparaissent peu probables après l'échec du projet de mariage entre EADS et BAE Systems, estiment des industriels et banquiers.

L'annonce des deux géants européens mercredi a montré comment les intérêts divergents des Etats peuvent facilement faire capoter un projet malgré une incontestable logique économique.

"Aucun des grands acteurs de la défense ne semble enclin à rechercher des mégafusions du type du projet entre BAE et EADS", relève Loren Thompson, consultant basé à Washington qui a conseillé la filiale américaine de BAE Systems.

Et même si BAE fait office de partenaire potentiel pour un grand groupe américain après son échec avec EADS, une OPA semble peu probable en raison de la complexité d'un tel rapprochement.

Les professionnels jugent plutôt que la filiale américaine du groupe britannique cherchera des alliances sur place pour renforcer ses activités de défense, tout comme EADS cherche à le faire de son côté.

Des acteurs américains de second plan comme Rockwell Collins, L-3 Communications Holdings, SAIC, ITT Exelis ou Harris Corp pourraient alors intéresser le groupe britannique.

En tout état de cause, soulignent les professionnels, des annonces sont peu probables tant que la Maison blanche et le Congrès ne se seront pas entendus sur le budget. Faute d'accord, des coupes budgétaires de 1,2 milliard de dollars entreraient en vigueur au début 2013, dont la moitié concerneraient la défense.

Au niveau mondial, les fusions et acquisitions dans le secteur de l'aérospatiale et de la défense ont totalisé cinq milliards de dollars depuis le début 2012, un chiffre bien pâle au regard du total des 27,5 milliards de 2011 et des 6,7 milliards de 2010. Le montant de 2011 avait été gonflé par le rachat de Goodrich par United Technology pour 16,5 milliards.   Suite...

 
<p>Employ&eacute;s de BAE Systems. La r&eacute;duction des d&eacute;penses militaires aux Etats-Unis et en Europe rend in&eacute;vitable une poursuite de la consolidation du secteur de la d&eacute;fense mais des m&eacute;gafusions apparaissent peu probables apr&egrave;s l'&eacute;chec du projet de mariage entre EADS et BAE Systems, estiment des industriels et banquiers. /Photo prise le 2 octobre 2012/REUTERS/David Moir</p>