EADS et BAE doivent encore convaincre Berlin

mardi 9 octobre 2012 22h23
 

par Matthias Blamont et Tim Hepher

PARIS (Reuters) - EADS et BAE Systems ont obtenu mardi le soutien décisif de la France et du Royaume-Uni à leur projet de fusion mais l'Allemagne, inquiète de perdre une partie de sa souveraineté, continue à résister.

Les dirigeants des deux groupes d'aéronautique et de défense, Tom Enders et Ian King, se sont entretenus en fin de journée pour décider des suites à donner à un processus rendu de plus en plus difficile ces derniers jours par la division des Etats et le mécontentement de plusieurs grands actionnaires.

"Ce soir il y a un blocage", a déclaré à Reuters une source proche des discussions, en allusion à la position de Berlin.

Selon d'autres sources, EADS et BAE ne communiqueront pas mercredi matin avant l'ouverture des marchés, contrairement à ce qu'avait annoncé plus tôt dans la soirée le secrétaire britannique chargé de la Défense, Philip Hammond.

La législation boursière britannique oblige les deux entreprises à dévoiler d'ici à mercredi (16h00 GMT) les modalités de leur rapprochement, à demander l'autorisation de poursuivre les négociations ou à renoncer.

Ce sont les deux dernières hypothèses qui semblaient les plus probables mardi soir.

EADS et BAE veulent croire à la viabilité de cette fusion géante qui donnerait naissance à un nouveau mastodonte du secteur, plus important en chiffre d'affaires que l'américain Boeing.

Les deux groupes, confrontés à la baisse des budgets de défense en Europe et aux effets de cycles de l'aviation civile, estiment que leur combinaison les renforcera face à la concurrence, notamment en Asie.   Suite...

 
<p>L'Eurofighter Typhoon de BAE systems et des Airbus d'EADS. La France et le Royaume-Uni ont fait des progr&egrave;s dans les n&eacute;gociations sur un plafonnement des participations des Etats dans le cadre du projet de fusion entre EADS et BAE Systems, selon des sources au fait du dossier. /Photo prise le 10 juillet 2012/REUTERS/Phil Noble/Luke MacGregor</p>