La taxe Tobin approuvée par onze Etats membres de la zone euro

mardi 9 octobre 2012 15h52
 

par John O'Donnell et Leigh Thomas

LUXEMBOURG (Reuters) - Les efforts de l'Allemagne et de la France pour promouvoir une taxe sur les transactions financières, dite taxe Tobin, ont finalement porté leurs fruits puisque les deux poids lourds européens ont obtenu mardi le soutien de neuf autres Etats de la zone euro.

Cette issue inattendue pour bon nombre de diplomates de l'Union européenne est l'aboutissement d'une campagne de deux ans menée par L'Allemagne et la France.

Les pressions diplomatiques engagées par Berlin et Paris ont finalement eu raison de l'Espagne et de l'Italie, qui ont apporté leur soutien à la mesure à l'occasion de la réunion Ecofin (ministres des Finances de l'UE) à Luxembourg.

La Slovaquie et l'Estonie leur ont par la suite emboîté le pas, permettant à l'Allemagne de rassembler 10 membres de l'UE à ses côtés, soit davantage que les neuf voix requises par la réglementation européenne afin que cet instrument très critiqué dans certains pays d'Europe puisse voir le jour.

"Quatre Etats membres de plus ont l'intention de se joindre à ce projet de coopération renforcée, ce qui signifie qu'on arrive à 11 Etats membres", a dit le commissaire européen à la Fiscalité Algirdas Semeta aux ministres, soulignant que la procédure ne pourrait s'engager qu'une fois reçue neuf lettres officielles au moins.

Une fois que ces pays auront fait connaître officiellement leur position à la Commission européenne, celle-ci sera en mesure d'élaborer un texte de loi.

La ministre des Finances autrichienne Maria Fekter a précisé que les 11 pays soumettraient d'ici la fin de l'année un modèle opérationnel de cette taxe, dans l'optique de lui donner force de loi en 2014.

Outre l'Allemagne, la France, l'Espagne, l'Italie, l'Estonie et la Slovaquie, la taxe a déjà reçu le soutien de la Grèce, du Portugal, de l'Autriche, de la Slovénie et de la Belgique.   Suite...

 
<p>Trader &agrave; Paris. La France et l'Allemagne vont intensifier leur campagne pour obtenir le soutien d'au moins sept autres pays de l'Union europ&eacute;enne sur la mise en oeuvre de la taxe sur les transactions financi&egrave;res. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults</p>