Le FMI ne croit pas à un déficit à 3% du PIB en 2013

mardi 9 octobre 2012 11h07
 

(Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit pour l'an prochain une croissance limitée à 0,4% en France, un chiffre inférieur de moitié à l'objectif affiché par Paris, et l'organisation est tout aussi pessimiste pour le déficit budgétaire et la dette publique.

Le FMI a revu à la baisse la plupart de ses prévisions pour les grandes économies de la planète dans ses "Perspectives économiques mondiales" publiées à l'occasion de son assemblée générale à Tokyo.

Il ne prévoit en particulier plus que 0,4% de croissance l'année prochaine dans la zone euro après une contraction de 0,3% cette année.

Pour la France, le Fonds prévoit désormais une croissance de 0,1% cette année et de 0,4% seulement en 2013, alors que le gouvernement Ayrault attend un chiffre de 0,3% pour 2012 et qu'il a élaboré son projet de budget 2013 sur une hypothèse de croissance de 0,8%.

Conséquence logique de la révision à la baisse des prévisions du FMI, l'organisation dirigée par Christine Lagarde s'attend à ce que Paris soit incapable de tenir ses engagements en matière de réduction du déficit public, et notamment celui de contenir le déficit à 3% du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain.

Elle table en effet sur un déficit de 4,7% cette année, contre 4,5% prévu par Paris, et de 3,5% l'an prochain.

Cette maîtrise imparfaite des déficits aura évidemment un impact direct sur la dette publique, désormais attendue par le Fonds à 92,1% du PIB en 2013, soit 0,8 point au-dessus de la prévision de la loi de programmation des finances publiques.

Quant au chômage, il atteindrait 10,5% de la population active en 2013 après 10,1% en 2012.

Le rapport du Fonds note en outre que les autorités françaises n'ont pas encore précisé les mesures spécifiques censées leur permettre de réduire le déficit de deux points de pourcentage en deux ans.   Suite...

 
<p>Le FMI pr&eacute;voit d&eacute;sormais pour la France une croissance de 0,1% cette ann&eacute;e et de 0,4% seulement en 2013, alors que le gouvernement Ayrault attend un chiffre de 0,3% pour 2012 et qu'il a &eacute;labor&eacute; son projet de budget 2013 sur une hypoth&egrave;se de croissance de 0,8%. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic</p>