EADS et BAE ont deux jours pour convaincre les Etats

lundi 8 octobre 2012 18h07
 

par Matthias Blamont et Tim Hepher

PARIS (Reuters) - EADS et BAE Systems veulent convaincre dans les 48 heures la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni de s'entendre sur l'actionnariat du futur leader mondial d'aéronautique et de défense qu'ils veulent créer, étape indispensable pour espérer persuader les marchés ensuite.

En vertu de la législation boursière britannique, les deux entreprises ont jusqu'à mercredi à 16h00 GMT pour dévoiler le schéma de fusion retenu ou renoncer à leur projet.

EADS et BAE ont toutefois la possibilité de solliciter un report de cette date limite auprès du régulateur britannique, mais les sources interrogées par Reuters estiment que sans accord politique, leur demande pourrait être refusée.

"Si la question centrale de l'actionnariat est résolue, il y aura certainement plus de temps pour régler les autres questions comme celles des sièges sociaux ou de la place de chacun au sein du conseil d'administration", a déclaré lundi une source diplomatique.

"Dans le cas contraire, Tom Enders (le président exécutif d'EADS, NDLR) et Ian King (le PDG de BAE) ont déjà dit qu'ils jetteraient l'éponge le 10 (octobre)", a-t-elle ajouté.

EADS et BAE ont intérêt à faire pression sur les gouvernements. "Le (takeover) panel britannique peut tout à fait refuser d'accorder un report s'il estime que les Etats ne sont pas capables de converger", a de son côté expliqué une source industrielle.

Pour l'heure, Paris, Londres et Berlin ne semblent toujours pas à l'unisson.

La France, à la tête de 15% d'EADS, souhaite rester au capital. L'Allemagne, qui n'a pas d'actions, veut bénéficier du même traitement que la France et prendre une participation, ce dont Londres ne voulait pas entendre parler... avant de revenir en arrière dimanche.   Suite...

 
<p>Usine de BAE systems (&agrave; gauche) et deux airbus. EADS et BAE Systems veulent convaincre dans les 48 heures la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni de s'entendre sur l'actionnariat du futur leader mondial d'a&eacute;ronautique et de d&eacute;fense qu'ils veulent cr&eacute;er, &eacute;tape indispensable pour esp&eacute;rer persuader les march&eacute;s ensuite. /Photos d'archives/REUTERS/Phil Noble/Luke MacGregor</p>