Paris rejetterait un veto de la Grande-Bretagne sur EADS/BAE

lundi 8 octobre 2012 17h33
 

PARIS (Reuters) - Paris n'est pas opposé à ce que l'Allemagne soit traitée comme la France en cas de fusion entre EADS et BAE, a déclaré lundi une source gouvernementale française.

Berlin exigerait que l'Etat allemand puisse entrer dans le capital de la future entité au même niveau que l'Etat français, qui est depuis l'origine actionnaire d'EADS.

"Il n'y a pas pour nous de raison de s'en offusquer", a dit à Reuters une source gouvernementale française.

En revanche la France rejette le veto opposé par la Grande-Bretagne à toute possibilité pour l'Etat français de racheter les parts de Lagardère dans EADS, a-t-elle confirmé.

Ce qui fait aujourd'hui la force de la participation française au capital d'EADS, c'est le pacte d'actionnaire entre l'Etat et Lagardère, fait-on valoir de même source.

"Si la France n'a même pas la possibilité d'envisager une reprise de la participation que Lagardère veut céder, pour nous ça ne semble pas jouable."

Les autorités françaises ne croient pas à un accord avant l'échéance du 10 octobre, précise la même source, selon laquelle "une prolongation (des négociations) paraît envisagée par les Britanniques".

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse