EADS et BAE veulent toujours croire à leur fusion

vendredi 5 octobre 2012 20h28
 

par Matthias Blamont et Tim Hepher

PARIS (Reuters) - EADS et BAE Systems assurent que les discussions sur leur projet de fusion se poursuivent et espèrent parvenir à un accord en dépit de l'accumulation des blocages politiques et financiers dans le dossier.

Le gouvernement britannique, qui espérait initialement sortir les Etats du futur groupe, accepterait finalement que Paris reste actionnaire jusqu'à hauteur de 10% mais à condition de s'interdire de racheter la part de 7,5% détenue par Lagardère dans EADS, a déclaré à Reuters une source gouvernementale française.

La France, qui détient directement 15% d'EADS, refuse cette condition, a précisé la source.

"Ça continue à discuter. On est dans une étape normale du dialogue", a dit la source. Selon elle, un accord avant l'échéance du 10 octobre est trop optimiste mais un prolongement est envisageable.

Les tractations devraient se poursuivre tout au long du week-end et un accord, qu'il intervienne la semaine prochaine ou au-delà, devra être trouvé au plus haut niveau compte tenu des enjeux.

"Nous avons été informés par les gouvernements de l'état des discussions mais il ne nous a été dit en aucune manière qu'il n'y avait pas d'accord. Nous continuons à travailler en vue de la date limite du 10 octobre qui nous a été donnée (...)", a déclaré un porte-parole d'EADS dans un message électronique.

Il a refusé de donner davantage de détails. BAE a également déclaré que les discussions se poursuivaient.

Les deux groupes, qui veulent donner naissance à un leader mondial de l'aéronautique et de défense destiné à affronter la concurrence de l'américain Boeing, ont été pris par surprise vendredi après-midi par un article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel selon lequel les discussions étaient sur le point d'échouer, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni n'ayant pas été en mesure de se mettre d'accord.   Suite...

 
<p>EADS et BAE Systems ont d&eacute;clar&eacute; vendredi que les discussions se poursuivaient sur leur fusion, r&eacute;agissant ainsi &agrave; un article de la presse allemande &eacute;voquant un d&eacute;saccord des principaux Etats concern&eacute;s qui menacerait le projet. /Photos d'archives/REUTERS/Phil Noble/Luke MacGregor</p>