Angela Merkel à Athènes mardi pour afficher son soutien

vendredi 5 octobre 2012 16h51
 

par Annika Breidthardt

BERLIN (Reuters) - Pour la première fois depuis le début de la crise de la dette dans la zone euro fin 2009, Angela Merkel se rendra à Athènes mardi pour afficher son soutien à un gouvernement grec dont les coffres seront vides fin novembre sans une aide financière.

La chancelière allemande rencontrera le Premier ministre grec, Antonis Samaras, qui reconnaît dans une interview vendredi que son pays a un urgent besoin d'argent.

"La liquidité est la clé. C'est pourquoi la prochaine tranche de crédit est si importante pour nous", dit-il dans les colonnes du quotidien économique allemand Handelsblatt.

Prié de dire jusqu'à quand son pays pourrait se financer sans cette nouvelle enveloppe, il répond : "Jusqu'à la fin novembre. Ensuite, les caisses seront vides."

L'Union européenne n'entend toutefois pas précipiter les choses. Le sommet européen des 18 et 19 octobre ne débouchera sur aucune décision concernant la Grèce parce que les travaux préparatoires sur les réformes grecques et la situation macroéconomique du pays ne seront pas bouclés à temps, a dit vendredi un responsable de la zone euro.

"Je suis à peu près sûr qu'il n'y aura aucune décision lors du sommet", a déclaré ce responsable.

Athènes tâche actuellement de convaincre les inspecteurs de la troïka - Fonds monétaire international (FMI), Banque centrale européenne (BCE) et Commission européenne - de la faisabilité d'un plan d'économies de près de 12 milliards d'euros.

Les inspecteurs de la troïka ont toutefois des doutes sur environ 2,5 milliards d'euros de mesures. En outre, ils sont en désaccord avec le gouvernement grec sur l'ampleur attendue de la contraction de l'économie en 2013, la troïka étant plus pessimiste qu'Athènes.   Suite...

 
<p>Angela Merkel se rendra &agrave; Ath&egrave;nes mardi pour y rencontrer le Premier ministre grec, Antonis Samaras. Il s'agira de la premi&egrave;re visite de la chanceli&egrave;re allemande en Gr&egrave;ce depuis le d&eacute;but de la crise de la dette. /Photo prise le 12 septembre 2012/REUTERS/Fabrizio Bensch</p>