Budapest recule sur la taxation de sa banque centrale

vendredi 5 octobre 2012 14h24
 

BUDAPEST (Reuters) - La Hongrie a abandonné vendredi un projet de taxation des transactions financières de sa banque centrale, levant ainsi un obstacle clé à la reprise des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne au sujet d'une aide.

Ce projet avait attiré de vives critiques de la part des dirigeants politiques et des organisations internationales qui le jugeaient préjudiciable à l'indépendance de la banque centrale.

Le ministre de l'Economie Gyorgy Matolcsy a déclaré vendredi que la banque centrale serait désormais exonérée de cette nouvelle taxe qui sera imposée sur les transactions financières des banques commerciales et du Trésor public l'an prochain.

"Nos partenaires ont soulevé des objections contre (la taxe sur la banque centrale); qui plus est la Commission européenne a évoqué une procédure contre la Hongrie", a-t-il dit.

"C'est pourquoi nous ne prenons plus en compte la taxe sur les transactions de la banque centrale dans le budget."

Le forint, très volatil, a gagné plus de 1% à la suite de ces déclarations.

"Il semble que ce soit une concession de taille de la part du gouvernement pour rendre possible un accord avec le FMI", déclare Timothy Ash, analyste chez Standard Bank.

Avec des mois de retard, la Hongrie, en tête des pays les plus endettés d'Europe de l'Est, a entamé en juillet des négociations avec ses créanciers internationaux pour une ligne de crédit qui pourrait atteindre 12 à 15 milliards d'euros. Les négociations devraient reprendre dans les semaines à venir.

Le FMI et l'UE n'ont "pas encore fixé de date de reprise des négociations", a fait savoir la représentante du FMI à Budapest Iryna Ivaschenko. Cette dernière a également annoncé que le fonds évaluera l'efficacité des nouvelles mesures prises par le gouvernement hongrois pour réduire le déficit du pays.   Suite...

 
<p>Le ministre hongrois de l'Economie Gyorgy Matolcsy. La Hongrie a abandonn&eacute; vendredi un projet de taxation des transactions financi&egrave;res de sa banque centrale, levant ainsi un obstacle cl&eacute; &agrave; la reprise des n&eacute;gociations avec le Fonds mon&eacute;taire international (FMI) et l'Union europ&eacute;enne au sujet d'une aide. /Photo prise le 9 mai 2012/REUTERS/Bernadett Szabo</p>