La Banque du Japon choisit le statu quo

vendredi 5 octobre 2012 10h06
 

par Leika Kihara

TOKYO (Reuters) - La Banque du Japon a laissé sa politique monétaire inchangée vendredi, ignorant les pressions politiques en faveur d'un nouveau soutien à l'économie alors que la baisse des exportations vers la Chine et l'Europe menacent l'archipel d'une nouvelle récession.

La banque centrale a néanmoins pris acte des incertitudes entourant l'évolution de la conjoncture et a légèrement infléchi son diagnostic de l'économie nippone, de quoi alimenter l'espoir d'un assouplissement de sa politique lors de sa prochaine réunion, le 30 octobre.

Fait rare, le nouveau ministre de l'Economie, Seiji Maehara, partisan déclaré d'une politique monétaire plus agressive, était présent lors de la réunion de vendredi.

"La position du gouvernement est que la Banque du Japon doit poursuivre un assouplissement monétaire vigoureux pour atteindre l'objectif de prix qu'elle s'est elle-même fixé", a-t-il déclaré à la presse.

C'est la première fois depuis près de dix ans qu'un ministre de l'Economie ou des Finances participe à une réunion de la BoJ. Les représentants du gouvernement ont la possibilité d'assister à toutes les réunions de politique monétaire et d'y défendre leurs arguments mais n'ont pas le droit de vote.

Comme attendu, cette dernière a maintenu son principal taux d'intérêt dans une fourchette de zéro à 0,1% et elle n'a pas modifié son programme d'achats d'actifs et de prêts, augmenté le mois dernier pour soutenir la fragile reprise économique japonaise.

"L'activité économique japonaise est plus ou moins en train de se stabiliser", a-t-elle constaté dans un communiqué. Un diagnostic légèrement plus sombre que celui du mois dernier, lorsque l'institution évoquait une simple pause dans la reprise de la croissance.

"PRESSIONS À LA BAISSE"   Suite...

 
<p>La Banque du Japon a laiss&eacute; sa politique mon&eacute;taire inchang&eacute;e vendredi, avec son principal taux d'int&eacute;r&ecirc;t dans une fourchette de z&eacute;ro &agrave; 0,1%. La banque centrale ignore ainsi les pressions politiques en faveur d'un nouveau soutien &agrave; l'&eacute;conomie alors que la baisse des exportations vers la Chine et l'Europe menacent l'archipel nippon d'une nouvelle r&eacute;cession. /Photo prise le 5 octobre 2012/REUTERS/Yuriko Nakao</p>