La fusion EADS/BAE pourrait être otage de la politique US

jeudi 4 octobre 2012 22h55
 

par Andrea Shalal-Esa et Rhys Jones

WASHINGTON/LONDRES (Reuters) - Pour obtenir un feu vert américain pour fusionner, EADS et BAE devront persuader Washington que laisser naître un tel géant s'occuper de contrats particulièrement sensible pour le secteur de la défense n'aura pas de conséquence néfaste et éviter une levée de boucliers au Congrès.

Les spécialistes de l'industrie la Défense pensent que Washington pourrait aisément protéger ses intérêts en matière de sécurité tout en permettant au processus de se dérouler, mais le dossier pourrait se compliquer si des groupes tels que Boeing venaient à lancer une campane de lobbying contre l'accord.

"La question de la sécurité peut être réglée si l'accord et correctement structuré", a dit Loren Thompson, une des dirigeantes de l'institut Lexington, un cercle de réflexion basé en Virginie.

"Le seul moyen de bloquer cette accord aux Etats-Unis, ce serait que des opposants brandissent la question de la sécurité de manière démagogique."

Basé en Grande-Bretagne, BAE est petit à petit devenu un groupe d'importance transatlantique, s'octroyant même le rang de première entreprise étrangère de défense aux Etats-Unis.

Son principal client est l'armée américaine qui représente près de la moitié de son chiffre d'affaires et c'est précisément cette implantation aux Etats-Unis qui rend BAE si séduisant aux yeux d'EADS.

Selon les termes d'un accord conclu avec le gouvernement, les activités américaines de BAE sont dirigées de manière séparées par des américains en contrepartie de quoi, le groupe est autorisé à répondre à des appels d'offres et de travailler sur des contrats concernant des technologies sensibles.

En théorie, rien ne permet de penser qu'une fusion des deux groupes européens remette en question cette organisation.   Suite...

 
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