La France échapperait à la récession en 2012

jeudi 4 octobre 2012 22h10
 

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - La France devrait échapper à la récession en 2012 mais la maigre croissance de 0,2% attendue ne sera due qu'à l'acquis accumulé à la fin de l'an passé, estime l'Insee, ce qui augure mal des perspectives pour 2013.

L'institut a annoncé jeudi tabler sur un produit intérieur brut inchangé au troisième comme au quatrième trimestres, une prévision qui, si elle se confirmait, porterait à cinq trimestres d'affilée la stagnation de l'économie.

Pour Cédric Audenis, chef du département conjoncture de l'Insee, "l'économie française est à l'arrêt". "Mais nous pensons qu'elle échappera à la récession au deuxième semestre", s'empresse-t-il d'ajouter.

Son acquis de croissance pour 2013 serait toutefois nul, ce qui risque de compliquer la tâche du gouvernement qui a bâti son projet de budget sur une prévision de hausse de 0,8% du PIB, un niveau nettement supérieur au consensus des économistes (+0,4%).

"Avec 0% (de croissance) aux deuxième, troisième et quatrième trimestres, ça ferait un acquis pour 2013 égal à 0%, donc la croissance 2013 ne se fera qu'en 2013", a souligné Cédric Audenis. A ce stade, "il faudrait 0,3% de croissance trimestrielle durant toute l'année 2013 pour arriver à une moyenne annuelle de 0,8%".

Pour 2012, le gouvernement socialiste, à peine en place, avait revu à 0,3% la prévision de croissance dans la loi de finances rectificative votée en juillet.

Dans ses précédentes perspectives, publiées fin juin, l'Insee escomptait encore des croissances de 0,1% et 0,2% de l'économie française aux 3e et 4e trimestres, après une stagnation au deuxième qui a été depuis confirmée, et 0,4% pour l'ensemble de 2012, chiffre aujourd'hui ramené à 0,2%.

L'Insee a aussi revu en baisse ses perspectives pour la zone euro, qu'elle voit en récession de 0,5% cette année, alors qu'elle prédisait auparavant un recul du PIB de 0,3%.   Suite...

 
<p>Selon l'Insee, la France devrait &eacute;chapper &agrave; la r&eacute;cession en 2012 mais la maigre croissance de 0,2% attendue ne sera due qu'&agrave; l'acquis accumul&eacute; &agrave; la fin de l'an pass&eacute;, ce qui augure mal des perspectives pour 2013. /Photo d'archives/REUTERS/Michaela Rehle</p>