Taxes relevées au Portugal, retour sur le marché de la dette

mercredi 3 octobre 2012 19h31
 

par Sergio Goncalves et Daniel Alvarenga

LISBONNE (Reuters) - Le Portugal a annoncé mercredi d'importantes hausses d'impôts censées lui permettre d'atteindre les objectifs budgétaires fixés par le plan d'aide international qui le maintient à flot et de surmonter les conséquences d'une diminution de ses rentrées fiscales.

Plus tôt dans la journée, le pays a fait un retour remarqué sur le marché de la dette, une première depuis qu'il a reçu un plan d'aide de 78 milliards d'euros: le Trésor est parvenu à échanger de la dette arrivant à échéance en 2013 contre des tirant expirant en 2015.

L'opération réduira les remboursements auxquels le pays devra faire face l'année prochaine et lui offrira ainsi plus de temps pour maîtriser son endettement alors qu'il traverse une récession sans précédent depuis les années 1970.

La hausse de la pression fiscale annoncée mercredi n'est pas dénuée de risque car elle pourrait saper plus encore la confiance des ménages portugais tout en alimentant la grogne sociale.

"Nous sommes à un moment crucial", a déclaré le ministre des Finances, Vitor Gaspar, avant de détailler les hausses d'impôts venues remplacer un arsenal de mesures impopulaires, notamment une importante augmentation des cotisations salariales, finalement abandonnée.

"Il est fondamental que nous restions sur le chemin actuel afin de surmonter nos difficultés", a dit le ministre.

Les relèvements concerneront les impôts sur le revenu, la taxe foncière ainsi qu'une nouvelle taxe sur les transactions financières.

Selon le gouvernement, elles devraient représenter l'équivalent de 3% du produit intérieur brut portugais.   Suite...

 
<p>Le Portugal a annonc&eacute; mercredi d'importantes hausses d'imp&ocirc;ts cens&eacute;es lui permettre d'atteindre les objectifs budg&eacute;taires fix&eacute;s par le plan d'aide international qui le maintient &agrave; flot et de surmonter les cons&eacute;quences d'une diminution de ses rentr&eacute;es fiscales. /Photo d'archives/REUTERS/Nacho Doce</p>