3 octobre 2012 / 15:38 / il y a 5 ans

Eurofins a plusieurs autres acquisitions en vue

<p>Laboratoire Eurofins, pr&egrave;s de Munich. Le laboratoire de bioanalyses Eurofins a encore plusieurs acquisitions en vue apr&egrave;s en avoir d&eacute;j&agrave; r&eacute;alis&eacute; pas moins de sept depuis le 1er janvier. /Photo d'achives/MAD/WS</p>

par Noëlle Mennella et Alice Cannet

PARIS (Reuters) - Le laboratoire de bioanalyses Eurofins a plusieurs autres acquisitions en vue, qu‘il dit avoir les moyens de financer même si ses emplettes depuis le début de l‘année ont été plus importantes que prévu.

Le groupe, qui organisera jeudi une journée avec les investisseurs, est toujours confiant dans sa capacité à réaliser dès cette année un chiffre d‘affaires d‘un milliard d‘euros et de doubler ce montant en 2017, tout en atteignant et en maintenant une marge d‘Ebitda supérieure à 20%.

La marge d‘Ebitda devrait se situer “quelque part entre les 17% et 18% de l‘année dernière et les 20% de 2017”, a précisé mercredi le directeur financier d‘Eurofins Hugues Vaussy, lors d‘une interview à Reuters.

Il estime que les rachats réalisés en 2012, sauf celui fait en Belgique, “seront immédiatement contributeurs”.

Eurofins intervient dans les trois secteurs d‘activité que sont l‘industrie pharmaceutique (40% de ses ventes), le domaine alimentaire (40%) et les indices environnementaux (20%).

Il a réalisé pas moins de sept acquisitions depuis le 1er janvier, dont fin septembre celle de la division pharmacologie de l‘américain Pan Labs qui lui a permis de doper son cours de Bourse. Le titre Eurofins a atteint mardi en séance un nouveau plus haut historique à 118,90 euros.

SANS APPEL AU MARCHÉ

“On est en permanence en train d’étudier des dizaines de dossiers. On a un certain nombre de deals qui sont au stade des contacts préliminaires, d‘autres de la lettre d‘intention, d‘autres au stade de l‘exclusivité. On déroule un processus assez rodé”, déclare Hugues Vaussy, ajoutant qu‘Eurofins s‘intéresse au monde entier.

Prié de détailler les financements que le groupe peut mettre au service de ses ambitions, il répond :

“Nous avons une capacité d‘investissement déjà importante aujourd‘hui pour pouvoir conclure une ou plusieurs acquisitions même de taille importante. On peut mobiliser entre 100 et 200 millions d‘euros assez rapidement.”

Eurofins, ajoute-t-il, a la capacité d‘augmenter sa dette nette de manière assez conséquente sans faire appel au marché.

S‘agissant des montants consacrés à ses opérations de croissance externe, Eurofins s‘est fait “une religion” en termes de multiple de valorisation de cibles, poursuit Hugues Vaussy. “On est dans un multiple de 6 à 8 fois l‘Ebitda en valeur d‘entreprise.”

Cette démarche s‘inscrit “dans une vision de consolidateur afin de créer un vrai réseau à l‘international”, explique-t-il, en écartant l‘idée d‘une cession d‘activité.

DES EMBAUCHES RÉGULIÈRES

Son plan de développement a conduit le groupe à embaucher. “On recrute toutes les semaines. Aujourd‘hui, on est plus de 12.000 personnes en effectifs par tête au niveau mondial, soit un effectif moyen pondéré à fin juin à 10.300, contre 8.300 à fin juin 2011 et 7.088 il y a deux ans. On sera peut-être 25.000 dans cinq ans”, prévoit le directeur financier.

A cette échéance, la répartition géographique devrait avoir évolué vers un rééquilibrage avec les Amériques et l‘Asie-Pacique. Aujourd‘hui, l‘Europe représente 70% du chiffre d‘affaires et des effectifs, contre 25% pour l‘Amérique du Nord et 5% pour le reste du monde.

Ce rééquilibrage, anticipe-t-il, pourrait s‘accélérer avec “la relative” normalisation des normes de contrôle au plan international.

Enfin, Hugues Vaussy exclut toute idée de cession de la société dont le capital est aujourd‘hui contrôlé à hauteur de 44% par la famille Martin et le solde est dans le public.

“Il y a eu des dizaines d‘offres depuis des années. Je ne pense pas que la famille soit dans une logique de cession. Ça ne me paraît pas être du tout à l‘ordre du jour”, dit-il.

Introduite en Bourse en octobre 1997 au cours de 1,83 euro, Eurofins, qui fête cette année ses 25 ans d‘existence, voit son titre bondir de 107% depuis le début de l‘année.

“On a une progression de 31% par an en moyenne, ce qui est mieux que le livret A et le CAC 40 réunis. Notre conviction, c‘est que ce n‘est pas forcément terminé”, assure Hugues Vaussy.

Le marché, estime-t-il, n‘a pas valorisé la prévision de doublement de la taille du groupe.

“Je ne vois pas pourquoi le cours de Bourse n‘aurait pas le potentiel de doubler dans les cinq ans.”

A 17h20, l‘action progressait de 1,19% à 118,8 euros faisant ressortir une capitalisation boursière de 1,7 milliard d‘euros.

Edité par Dominique Rodriguez

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