Un rapport pour isoler le risque au sein des banques de l'UE

mardi 2 octobre 2012 18h53
 

par John O'Donnell

BRUXELLES (Reuters) - Un comité d'experts européen a préconisé mardi la séparation entre les activités de dépôt des banques et leurs activités à risque, s'attirant immédiatement les critiques du secteur même s'il se garde bien de prôner une véritable scission des groupes concernés.

Les recommandations du collège d'experts formé par la Commission européenne visent à éviter aux contribuables européens d'avoir à supporter le coût de nouveaux plans de sauvetage et à protéger leur épargne contre le risque de faillites bancaires.

Dans leur rapport, ces experts, présidés par le gouverneur de la Banque de Finlande Erkki Liikanen, recommandent entre autres une "séparation juridique (...) des activités financières particulièrement risquées et des dépôts", qui inclurait les activités en compte propre des banques (les investissements réalisés avec leurs propres capitaux et non ceux des clients) et "les activités étroitement liées aux titres et aux dérivés".

De telle propositions, si elles étaient mises en oeuvre, auraient évidemment de lourdes conséquences pour bon nombre des principales banques européennes, comme BNP Paribas, Deutsche Bank ou Barclays.

"Notre objectif était que l'activité de trading des banques ne soit plus importante au point d'être capable de faire s'écrouler le groupe", a expliqué Hugo Bäzinger, membre du groupe d'experts.

Le rapport s'inspire en partie de réformes bancaires déjà mises en oeuvre aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Une séparation claire entre la banque d'investissement et la banque de dépôt permettrait à cette dernière de poursuivre ses activités même si d'autres branches du groupe étaient en difficulté, expliquent des experts.

L'UNION BANCAIRE D'ABORD   Suite...

 
<p>Un comit&eacute; d'experts europ&eacute;en a pr&eacute;conis&eacute; mardi la s&eacute;paration entre les activit&eacute;s de d&eacute;p&ocirc;t des banques et leurs activit&eacute;s &agrave; risque, afin d'&eacute;viter aux contribuables europ&eacute;ens d'avoir &agrave; supporter le co&ucirc;t de nouveaux plans de sauvetage et &agrave; prot&eacute;ger leur &eacute;pargne contre le risque de faillites bancaires. Le rapport du coll&egrave;ge d'experts form&eacute; par la Commission europ&eacute;enne s'est attir&eacute; les critiques du secteur. /Photo d'archives/REUTERS</p>