La Slovénie, ex-bon élève de la zone euro, suscite l'inquiétude

mardi 2 octobre 2012 17h18
 

par Marja Novak

LJUBLJANA (Reuters) - Lorsque la Slovénie a rejoint la zone euro en 2007, elle affichait la plus forte croissance de la région et ses deux millions d'habitants jouissaient de l'un des niveaux de vie les plus élevés d'Europe orientale.

Aujourd'hui, le pays est en récession, il ne peut plus emprunter sur les marchés et tente d'éviter d'avoir à demander une aide internationale.

La crise financière et économique mondiale a en effet mis au jour les faiblesses de l'économie slovène, très dépendante des exportations de voitures et de pièces détachées automobiles, de médicaments et d'électroménager.

"La Slovénie avait les meilleurs résultats des nouveaux pays membres de l'UE et faisait figure de précurseur. Mais de nombreux échecs du passé sont devenus évidents avec la crise", explique Hermina Vidovic, analyste de l'Institut d'études économiques internationales de Vienne.

Le gouvernement slovène assure qu'une aide internationale ne sera pas nécessaire mais les indicateurs économiques ne plaident pas en sa faveur: les créances douteuses des banques représentent aujourd'hui près de 18% du produit intérieur brut (PIB) et le déficit budgétaire devrait atteindre 4,2% du PIB cette année, contre 3,5% prévu initialement.

Un tel déficit reste nettement inférieur à ceux de beaucoup de pays de la zone euro, mais un plan de sauvetage des banques pourrait le creuser rapidement, l'Etat étant le premier actionnaire du secteur.

La Slovénie risque ainsi de connaître le sort de l'Irlande, contrainte d'appeler à l'aide l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) après avoir renfloué ses banques.

"LA SITUATION EST GRAVE"   Suite...

 
<p>A Ljubljana. La Slov&eacute;nie risque d'&ecirc;tre contrainte d'appeler &agrave; l'aide l'Union europ&eacute;enne et le Fonds mon&eacute;taire international apr&egrave;s avoir renflou&eacute; ses banques. Pour les analystes, cela pourrait se concr&eacute;tiser d'ici le d&eacute;but de l'an prochain si le pays ne parvient pas &agrave; retrouver la confiance des investisseurs avant l'&eacute;ch&eacute;ance de deux milliards d'euros de dettes mi-2013. /Photo prise le 23 juillet 2012/REUTERS/Srdjan Zivulovic</p>