Hermès/LVMH: l'AMF laisse entendre qu'il n'y a pas délit

mardi 2 octobre 2012 14h56
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a laissé entendre que les modalités de la prise de participation de LVMH au capital d'Hermès ne relevaient pas du délit d'initié ou de la manipulation de cours.

Hermès, qui a toujours jugé inacceptable l'intrusion de LVMH dans son capital à l'automne 2010, a contre-attaqué sur le terrain judiciaire au début septembre en portant plainte contre LVMH pour manipulation de cours, délit d'initié et complicité de délit d'initié.

Or, lorsque la justice pénale est saisie de faits qui pourraient être des délits boursiers, elle demande préalablement son avis à l'AMF.

"La question posée (à l'AMF) est de savoir s'il y a eu délit d'initié et manipulation de cours", a déclaré Gérard Rameix à la radio BFM Business lors d'un entretien diffusé lundi soir.

Prié de dire si la réponse est "non", Gérard Rameix a répondu : "Oui on peut dire ça."

Il a ajouté que l'AMF rendrait "très bientôt" son avis au parquet.

Interrogé mardi matin, Hermès s'est refusé à tout commentaire.

Selon des avocats, cette démarche visant une poursuite au pénal pourrait s'expliquer par la volonté d'Hermès d'avoir accès aux pièces du dossier, en particulier aux contrats d'"equity swaps" qu'il voudrait pouvoir faire annuler pour fraude.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident de l'Autorit&eacute; des march&eacute;s financiers (AMF) G&eacute;rard Rameix laisse entendre que les modalit&eacute;s de la prise de participation de LVMH au capital d'Herm&egrave;s ne rel&egrave;vent pas du d&eacute;lit d'initi&eacute; ou de la manipulation de cours. /Photo d'archives/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>