La pression s'accentue sur EADS et BAE Systems

lundi 1 octobre 2012 20h58
 

par Gernot Heller et James Regan

BERLIN/PARIS (Reuters) - EADS et BAE Systems doivent revoir leur projet de fusion car il n'est pas créateur de valeur à ce stade, a estimé lundi Lagardère, l'actionnaire de référence français de la maison-mère d'Airbus, et ce au moment où Londres menacerait de son côté de s'opposer au projet, selon une source proche du gouvernement britannique.

A neuf jours de la date-limite fixée par EADS et BAE pour ficeler leur projet, le groupe de médias dirigé par Arnaud Lagardère a jugé que les conditions de rapprochement des deux entreprises étaient "insatisfaisantes."

Lagardère appelle dans un communiqué à un réexamen du projet qui prenne "mieux en compte l'ensemble des intérêts de l'actionnariat français de contrôle d'EADS".

A ce stade des discussions, la parité de fusion retenue - 60% pour les actionnaires du groupe européen et 40% pour ceux de l'entreprise britannique - est jugée défavorable aux actionnaires d'EADS par plusieurs analystes.

Une source proche des discussions a fait valoir que la probabilité de voir les discussions échouer était maintenant supérieure à celle d'un accord.

Tom Enders, le président exécutif d'EADS, a plaidé de son côté en faveur d'une conclusion rapide des discussions.

"Nous avons l'intention de parvenir très bientôt à une conclusion", a-t-il dit Tom Enders à la Royal Academy of Engineering à Londres. "Nous ne pouvons pas prolonger beaucoup plus longtemps."

Dans sa dernière édition, le magazine Der Spiegel rapporte que Paris et Berlin se sont entendus sur une position commune prévoyant qu'ils conservent chacun une participation de 9% dans le géant mondial de la défense et de l'aérospatiale qui serait issu de la fusion.   Suite...

 
<p>Usine anglaise de BAE systems (&agrave; gauche) et airbus A320 et A380 d'EADS. EADS et BAE Systems doivent revoir leur projet de fusion car il n'est pas cr&eacute;ateur de valeur &agrave; ce stade, a estim&eacute; lundi Lagard&egrave;re, l'actionnaire de r&eacute;f&eacute;rence fran&ccedil;ais de la maison-m&egrave;re d'Airbus. De son c&ocirc;t&eacute;, Londres menacerait de s'opposer au projet. /Photos d'archives/REUTERS/Phil Noble/Luke MacGregor</p>