Suez craint une crise durable dans les déchets

lundi 1 octobre 2012 16h55
 

par Benjamin Mallet et Elena Berton

PARIS (Reuters) - La baisse des volumes de déchets traités par Suez Environnement en Europe devrait atteindre 3% environ en 2012 et elle risque de se poursuivre "au moins" au premier semestre 2013, a déclaré lundi le directeur financier du groupe.

Jean-Marc Boursier, lors d'un entretien à Reuters, a aussi déclaré que les hausses d'impôts des entreprises prévues dans le budget de la France pour 2013 pénaliseraient les résultats du spécialiste du traitement de l'eau et des déchets à hauteur de 30 millions d'euros en année pleine.

La baisse de la production industrielle a affecté au premier semestre la performance de l'activité Déchet Europe du groupe, numéro deux mondial des services à l'environnement, entraînant une réduction de 3,2% des volumes traités à fin juin.

"On reparlera précisément des ‘guidances' au mois de février mais, si les fermetures d'usines et les plans sociaux se poursuivent, il est certain qu'il y aura un effet rémanent et les volumes continueront à baisser sur le premier semestre 2013", a dit Jean-Marc Boursier.

"Quand on discute avec nos grands clients industriels producteurs de déchets - ArcelorMittal, Renault, Peugeot, Saint-Gobain ou encore Lafarge -, leur visibilité sur la partie européenne est faible. Mais il est certain que nous sommes dans une phase de contraction de la production industrielle partout en Europe."

Pour s'adapter à cette conjoncture, Suez Environnement a annoncé fin juin qu'il augmentait de 40 millions d'euros l'objectif de son plan de réduction de coûts Compass, le portant ainsi à 150 millions pour 2012, et qu'il réduisait de 100 millions son programme d'investissements, à 1,2 milliard.

"UN RISQUE POUR LE DYNAMISME"

Dans la collecte de déchets, le groupe prévoit de réduire sa flotte de véhicules - quelques centaines de camions sur 12.000 en Europe -, de ne plus recourir aux heures supplémentaires, de diminuer l'appel aux intérimaires et de moins recruter, a expliqué Jean-Marc Boursier.   Suite...