Le budget 2013 de la Grèce prévoit une 6e année de récession

lundi 1 octobre 2012 18h32
 

par Lefteris Papadimas

ATHENES (Reuters) - Le projet de budget de la Grèce pour 2013 prévoit d'importantes coupes budgétaires pour dégager un premier excédent primaire en une décennie, mais l'activité économique du pays devrait connaître une sixième année consécutive de récession.

Le gouvernement a présenté dans la journée ce budget d'austérité destiné à convaincre les créanciers internationaux - Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international - de lui verser une nouvelle tranche d'aide.

Le budget vise à dégager un excédent primaire - qui exclut les coûts de la dette - de 1,1% du produit intérieur brut (PIB), pour la première fois depuis 2002, après un déficit estimé à 1,5% cette année, ont indiqué à Reuters des sources gouvernementales.

Mais cette austérité a un coût, et l'économie grecque devrait se contracter de 3,8% à 4% en 2013, selon les estimations du gouvernement.

L'économie grecque s'est contractée de 25% depuis 2008, le pays n'arrivant pas à sortir d'un cercle vicieux d'austérité et de récession qui fait planer la menace d'une sortie de la zone euro faute de tenir les objectifs fixés par les créanciers.

Les analystes jugent même les prévisions pour 2013 trop optimistes en raison de la lenteur des réformes structurelles entreprises par Athènes et du ralentissement généralisé de l'économie de la zone euro.

"La crise de la zone euro est toujours aussi douloureuse, donc les incertitudes et les pressions sur la demande provoquée par l'austérité rendent cette prévision optimiste", estime Chris Williamson, chef économiste chez Markit, à Londres.

"Il y a de fortes chances que les objectifs budgétaires ne soient pas tenus car ces coupes entraîneront une profonde récession, et il sera par ailleurs impossible d'atteindre les objectifs de privatisation", renchérit Xenofon Damalas, de Marfin Egnatia Bank.   Suite...

 
<p>Le d&eacute;ficit budg&eacute;taire grec repr&eacute;sentera 6,6% du produit int&eacute;rieur brut (PIB) grec en 2012 et tombera &agrave; 4,2% l'ann&eacute;e prochaine, selon le projet de loi de finance. /Photo d'archives/REUTERS/John Kolesidis</p>